Etude : les VTC face au défi sanitaire

Kapten vient de publier une étude dédiée aux attentes de la clientèle européenne de la plateforme VTC. Sans surprise, les acteurs de la mobilité urbaine vont devoir rassurer les usagers, avec quelques nuances géographiques.

Kapten
Kapten a sondé les utilisateurs de la plateforme VTC dans onze pays : France, Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Autriche, Roumanie et Grèce

La crise sanitaire va-t-elle éloigner les voyageurs d’affaires des VTC, ou au contraire favoriser cette mobilité urbaine ? Une étude publiée le 15 juin par Kapten – la plateforme VTC anciennement connue sous l’appellation Chauffeur Privé et en passe d’être rebaptisée Free Now – opte pour l’option la plus favorable. A en croire ce sondage mené du 11 au 31 mai dans 150 villes européennes, 20% des personnes interrogées s’apprêteraient à recourir davantage à cette offre de mobilité, la majorité des sondés (67%) ne souhaitant pas modifier leurs habitudes en la matière.

Naturellement, le dossier sanitaire jouera un rôle clé pour convaincre les utilisateurs de se déplacer à nouveau en VTC, Kapten France précisant que son activité atteint aujourd’hui 70% du volume pré-Covid-19. Ainsi dans la majorité des destinations sondées par la plateforme VTC, la sécurité est citée comme critère numéro 1 pour un regain de confiance, les usagers plébiscitant la désinfection du véhicule (63%), la présence d’une vitre de protection (65%) et surtout la mise à disposition de gel hydroalcoolique (68%). Pourtant, le marché français fait figure d’exception. En effet, à en croire les résultats de l’étude Kapten, la sécurité n’y arrive qu’en deuxième position des critères essentiel, les usagers étant avant tout sensibles à la compétitivité des tarifs, pour plus de 70 % des sondés. Autre « exception française » : alors que la tendance européenne est plutôt à la stabilité quant aux habitudes de déplacements, les utilisateurs français et italiens seraient « nettement plus nombreux que ceux des autres pays à déclarer qu’ils se déplaceront aussi souvent que possible après la fin du confinement. Ces résultats pourraient être expliqués par le fait qu’ils aient été touchés de plein fouet par la pandémie et soumis à des restrictions très strictes », avancent les auteurs du rapport.