Etude : la gestion du risque voyage en questions avec International SOS

La gestion des risques liés aux voyages d’affaires n’a pas encore donné lieu à une véritable prise de conscience de la part des entreprises, selon une étude publiée le 31 janvier par International SOS. Le spécialiste de la  maîtrise des risques de santé et de sécurité identifie parallèlement les bonnes pratiques à intégrer au sein de l'entreprise pour anticiper des situations de crise.

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L’étude réalisée par le professeur Lisbeth Claus dans 628 organisations à l’échelle internationale met en lumière l’importance du facteur risque dans le domaine du voyage d’affaires. En effet, la quasi-totalité des entreprises interrogées (95 %) ont mandaté l’un de leur salarié dans un pays considéré « à haut risque » au cours de l’année 2010. L’attractivité des pays émergents, qui correspondent souvent aux zones sensibles, n’est pas étrangères à cette tendance : «Les principaux marchés émergents à forte croissance étant également perçus à haut risque, il y a urgence à mettre en évidence les bonnes pratiques qui devraient être adoptées par les entreprises pour protéger leurs salariés en mobilité et leurs activités à l’étranger » souligne d’ailleurs Arnaud Vaissié, Président Directeur Général et cofondateur d’International SOS. Le besoin s’avère d’autant plus important qu’il relève d’une responsabilité juridique de l’entreprise envers son voyageur d’affaires, à travers le « Devoir de Protection ».

L’étude établit également un classement des menaces majeures identifiées par les organisations interrogées, et montre que la santé concentre les craintes des professionnels : les maladies figurent en première classe du classement, qui compte 3 autres menaces liées au domaine sanitaire dans les dix premières places. La criminalité, les accidents de la route, les retards de voyage et les pickpockets complètent le top 5. Les craintes varient néanmoins selon les secteurs d’activité : le domaine énergétique évoque ainsi l’isolement des lieux d’opération, la langue et le décalage culturel, puis les accidents de la route comme les principales menaces pour leurs voyageurs d’affaires, tandis que le secteur de la Construction mentionne les troubles à l’ordre public, le crime violent et le crime organisé. Des craintes qui ne suffiraient pas, selon International SOS, à responsabiliser suffisamment les entreprises : « dans l’ensemble, la prise de conscience des entreprises reste relativement faible et de grandes disparités existent suivant les domaines de responsabilité et d’expertise au sein même de l’entreprise » indique l’étude.
 
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