« Faire les choix adéquats au moment opportun » : Sylvie Roland, Directrice des ventes, Enterprise

Enterprise poursuit son développement sur le marché français, et notamment à destination de la clientèle affaires. Sylvie Roland, Directrice des ventes, fait un point sur le développement du loueur en Europe, les nouveaux services lancés à destination des voyageurs d'affaires, et plus globalement l'état d'un marché en pleine mutation.
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Quel bilan tirez-vous des derniers mois écoulés ?

Nous avons inauguré une quinzaine d’agences depuis la fin du mois de juillet dernier, et nous en prévoyons une autre dizaine avant le mois d’août 2014. Nous avons réalisé deux très belles années étant donné les nombreux changements que nous sommes en train de mettre en place. Notre croissance est restée stable, ce qui est positif sur un marché qui stagne, et qui a même reculé fortement pendant la crise. Le segment corporate ne décolle pas : les entreprises sont encore en train de chercher ces économies. Il y a une concurrence très forte…

Où en est l’expansion européenne d’Enterprise ? 

Le but est d’avoir un réseau mondial d’ici trois ans environ, mais aujourd’hui le réseau européen est pratiquement construit à 100 %, et ce uniquement sous la marque Enterprise. Les clients américains souhaitaient pouvoir bénéficier du même service de l’autre côté de l’Atlantique, c’est la raison pour laquelle nous avons harmonisé les process et standards de service en axant fortement sur la satisfaction clients.

Quelles sont les nouveautés en termes de service ?

Nous avons mis en place de nouveaux outils comme ce système de vérification des véhicules, qui s’effectue depuis peu sur des tablettes électroniques dans notre agence d’Orly ainsi que dans l’aéroport de Nice, et permet au voyageur de gagner du temps lors de la restitution du véhicule. Nous avons aussi lancé dernièrement le Pick up service, qui évite la livraison et la reprise de véhicule : nous allons chercher le client, qui est conduit à l’agence pour le contrat, et peut en repartir directement avec le véhicule. Nous commençons à le proposer à nos clients corporate. Nous avons également mis en place le service Enterprise Plus dédié aux voyageurs d’affaires. Ces derniers peuvent désormais dans une vingtaine d’agences en France – principalement les gros aéroports, les grandes gares et les principales agences en ville – accéder à une file dédiée prioritaire où les attend leur dossier préparé. Nous n’avions pas encore un programme de la sorte dédié à la clientèle affaires. C’est un programme mondial, qui permet au voyageur d’affaires de bénéficier des mêmes avantages lorsqu’il se rend dans un autre pays couvert par Enterprise.

Où se situe Enterprise sur le dossier de l’autopartage ?

Enterprise est très présente dans toutes les solutions de mobilité aux Etats-Unis et au Royaume-Unis, les deux plus gros marchés historiques de la marque. Il existe d’ailleurs déjà de nombreuses offres développées par Enterprise dans ces pays en termes d’autopartage, de covoiturage. Ce n’est pas le cas dans le reste de l’Europe, car nous avons encore beaucoup de dossiers à régler au préalable. Notre priorité demeure la location courte durée pure, en ciblant à la fois la proximité, le corporate et le loisirs. Nous sommes en train de mettre en place tout ce qu’a fait Enterprise dans le passé sur ses marchés historiques. L’autopartage rejoindra donc naturellement notre offre d’ici quelques temps.

Quel regard portez-vous sur les nouvelles plateformes de réservation de particulier à particulier, de type Drivy ?

C’est un nouveau marché, un nouveau besoin qui ne nuit pas à notre activité actuelle. Il s’agit d’un complément qui fait naître un nouveau besoin. Toutes les initiatives qui contribuent au développement du marché nous aident à grandir. Il y aura forcément des limites, tout particulièrement sur le segment corporate : nous avons toute une structure de réservation, de facturation… Le marché évoluera, mais nous serons là au bon moment et nous saurons faire les choix adéquats quand le moment sera opportun.