Reprise des voyages, réunions hybrides : l’optimisme est de retour selon la GBTA

Un récent sondage réalisé par la GBTA montre une réelle envie de reprendre les déplacements professionnels de la part des entreprises, en tout cas au plan domestique. Une évolution positive qui se couple avec un intérêt croissant pour les réunions hybrides.
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L'aéroport d'Atlanta (Photo: Wikimedia Commons)

Avec l’accélération continue des campagnes de vaccination et leurs premiers effets tangibles, l’optimisme renaît quant à une reprise réelle des déplacements professionnels. C’est ce qu’il ressort de la lecture du dernier sondage publié par la Global Business Travel Association (GBTA), qui, depuis le début de la pandémie, étudie le sentiment des acheteurs et responsables voyages des entreprises. Et son 19e sondage montre les résultats plus positifs à ce jour, puisque trois sur quatre estiment que les employés de leur société sont « disposés » ou « très disposés » à voyager pour affaires dans le contexte actuel.

De leur côté, les fournisseurs se montrent également optimistes, et cela en se fondant sur des éléments tangibles, puisque plus de la moitié d’entre eux (54 %) ont constaté une augmentation des réservations de la part des entreprises au cours de la semaine précédente le sondage, contre seulement 40 % lors du sondage d’avril. « Il est rassurant de constater un tel élan en faveur d’un retour aux voyages d’affaires, avec un optimisme accru, une volonté de voyager et une augmentation des réservations« , a déclaré Suzanne Neufang, PDG de la GBTA qui note cependant que, dans ce cadre, « les politiques gouvernementales restent le plus grand obstacle à l’ouverture des voyages, notamment au Royaume-Uni, en Europe et au Canada. »

Plus encore que des politiques voyages restrictives de la part des entreprises (23 %) ou le gel de leurs budgets (11 %), plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) citent en effet les restrictions d’entrée ou les quarantaines obligatoires comme le principal obstacle. Et ce, même si, du côté des employés, l’hésitation à voyager pour affaires dans l’environnement actuel vient d’abord des préoccupations en matière de sécurité (79%) et du manque de vaccinations (74%). En parallèle, le « bleisure » n’a plus tout à fait la cote dans ce contexte, seule une personne sur cinq (19%) interrogée parmi les membres et les parties prenantes de la GBTA se déclarant « plus susceptible » de combiner des voyages d’agrément avec des voyages d’affaires.

Pour autant, la mise en place de certificats digitaux permettant de fluidifier les déplacements, comme celui attendu début juillet dans l’Union Européenne, devrait lever une partie des craintes de voir des fermetures de frontières subites ou la mise en place de quarantaines. Une très large part des voyageurs potentiels – 90% au Royaume-Uni, 89% au Canada (89 %) et 86% en Europe – estiment d’ailleurs que la délivrance de passeports numériques sera efficace pour la reprise des voyages d’affaires. Ce chiffre est inférieur aux États-Unis (73 %), sans doute en raison du moindre intérêt de ces sésames santé pour des voyages d’affaires essentiellement domestiques.

Comme attendu, la reprise des déplacements d’abord à l’échelle domestique, puis régionale et enfin transcontinentale. Alors que 81 % des entreprises membres de la GBTA avaient annulé ou suspendu la quasi totalité de leurs voyages, elles envisagent de les reprendre progressivement. Ainsi 42 % des entreprises entendent reprendre les déplacements à l’échelle domestique dans les trois prochains mois, un chiffre en progression de 5 points par rapport au sondage d’avril dernier. En ce qui concerne les déplacements à l’international, ce chiffre progresse également de 3 points, mais si les sociétés enclines à reprendre les longs déplacements de leurs salariés ne sont qu’à peine plus de 1 sur 10 (13%).

Dans ce cadre, il faudra sans doute attendre 2022 avant de voir les déplacements long-courriers repartir. L’Association internationale du transport aérien IATA s’attend d’ailleurs à un volume de passagers assez proche de la période pré-Covid (88%) en 2022, contre 52% cette année. Bonne nouvelle pour les transporteurs aériens, le nombre de passagers devrait même dépasser dès 2023 le chiffre atteint en 2019.

En parallèle, une autre étude de la GBTA, réalisée outre Atlantique par Cvent, confirme que les réunions hybrides joueront un rôle important dans la reprise. Quasiment inconnues avant la pandémie – 7 sur 10 n’en avait jamais organisées -, elles devraient se démocratiser, par delà la levée des restrictions. Ainsi, selon cette étude, trois répondants sur cinq aux Etats-Unis (60 %) prévoient que leur entreprise organisera au moins une réunion hybride en 2021.

Leur nombre de ces rencontres mi présentielles mi virtuelles devrait ainsi doubler en 2021. Dans ce cadre, la plupart des professionnels interrogés se disent intéressés par tous les aspects entourant ces réunions « nouvelle vague », notamment afin d’apprivoiser les possibilités technologiques pour rendre les événements hybrides attrayants. Parmi ces nouveaux centres d’intérêt, Cvent note l’inscription en ligne (76 %), les enquêtes sur les participants après l’événement (74 %), le suivi des participants et des prospects (70 %), les sondages en direct (70 %) et les applications mobiles pour les événements (66 %). « La pandémie a eu un impact significatif sur la façon dont les organisations planifient et gèrent leurs réunions et événements d’entreprise, a déclaré Patrick Smith, directeur général de Cvent en charge du marketing. Un mélange intelligent d’événements virtuels, en personne et hybrides est l’avenir.«