Grande-Bretagne – Miro à Londres

Cela fait une cinquantaine d’années qu’une rétrospective des oeuvres de Miró n’avait pas été accrochée aux cimaises londoniennes.

Naïf à ses débuts avec un côté enfantin, le peintre, passé au surréalisme après sa rencontre avec le poète André Breton, décide dans les années 30 d’abandonner toutes les méthodes conventionnelles pour laisser éclater une créativité débridée.

À travers plus de 150 peintures, dessins, sculptures et gravures, la Tate revisite la longue carrière du ludique et touche-à-tout Catalan, un artiste singulièrement libre, dont les couleurs flamboyantes enchantent toujours et encore le regard. Miró, qui a travaillé à Barcelone et à Paris, a traversé aussi des périodes noires, comme la guerre civile espagnole ou les débuts de la Seconde Guerre mondiale.

D’ailleurs, toujours hostile au général Franco, il y a dans ses toiles abstraites de la fin des années 60 et du début des années 70 comme un symbole de résistance farouche au caudillo.

Miró. Jusqu’au 11 septembre. Tate Modern, Bankside. www.tate.org.uk