Gulf Air se penche sur le sommeil

Avant le lancement de sa nouvelle classe affaires, Gulf Air, compagnie nationale de Bahrein et Oman, a commandé une étude sur les effets d’une mauvaise nuit sur les hommes d’affaires au cabinet Awake, spécialiste du sommeil. Le marché britannique a été pris comme base de référence. Selon l’enquête, un mauvais sommeil pendant la nuit coûte aux hommes d’affaires d’outre-Manche jusqu’à 2,7 milliards d’euros par an sur un volume total de 10 milliards d’euros de voyages long-courriers. Awake a analysé l’effet de fatigue sur un voyageur enchaînant une journée de travail après un vol de sept heures. Il en ressort que l’indice de fatigue est supérieur à 80 (seuil au-delà duquel les performances sont sérieusement affectées), avec un pic à 107. En revanche, après une bonne nuit de sommeil, l’indice de fatigue atteint un pic moyen de 78 dans la journée. Selon le docteur Paul Jackson, directeur général d’Awake, “une bonne nuit de sommeil est vitale pour tous les actifs, mais encore plus pour des voyageurs d’affaires effectuant des trajets long-courriers. L’impact d’une mauvaise nuit sur les performances de travail peut être comparable à une consommation d’alcool entraînant un dépassement du taux d’alcoolémie autorisé au volant. Les voyageurs d’affaires doivent pouvoir choisir un environnement favorable à un sommeil long et reposant, s’ils veulent tirer le meilleur de leur déplacement professionnel”. Le sommeil à bord reste lié au confort des sièges, au niveau sonore et à la température de la cabine, la lumière, la proximité des autres passagers et à un vol exempt de turbulences. L’étude a servi de base à l’élaboration du nouveau fauteuil-lit de Gulf Air en première et affaires, réputé comme l’un des meilleurs de l’industrie.