Hôtellerie à New York : lumières sur Midtown

Rénovés ou récemment ouverts, classiques ou très contemporains, les hôtels aux abords de Central Park sont l’essence de New York, tantôt chic et glamour ou résolument arty.

HÔTELLERIE, Lumières sur Midtown

Premier indice : natif de Hong Kong… Deuxième indice : a fêté son quart de siècle en 2013. Un peu d’aide ? Il se situe sur la 5e Avenue, à deux pas du MoMA. C’est… le Peninsula, bien sûr ! En vingtcinq ans, l’établissement s’est si bien ancré dans l’inconscient collectif new-yorkais que l’ancien maire, Michael Bloomberg, a décrété un “Peninsula Day” pour célébrer l’événement. Et pour l’occasion, l’hôtel s’est ofert un lifting ; chambres sublimées, restaurant complètement repensé avec une carte revisitée et une atmosphère désormais plus intimiste avec une succession de petites salles. Sur le toit du très bel édifce datant de 1905, un bar, une piscine et un spa “d’altitude”, plongeant sur l’une des plus belles avenues du monde. Mais ce qui distingue le Peninsula, c’est aussi son très haut niveau de service. Ici, les préférences de chaque client sont dûment enregistrées par des employés aux petits soins, dont le nombre est plus élevé que celui des chambres… plus de 239, donc.

Dans un quartier où la concentration d’hôtels de luxe au m2 est l’une des plus élevées au monde, on comprend l’enjeu de cette précision extrême dans l’accueil du client… Car tout près de là, c’est le Pierre, un mythe repris en 2009 par Taj, la chaîne indienne née à Bombay en 1903. L’établissement affiche sa singularité dans un esprit “appartement de l’Upper East Side”, sans véritable lobby, mais une avec entrée avec “doorman”, car depuis sa construction en 1930, il accueille aussi des résidences privées de haut standing. Le Pierre privilégie donc les suites, 49 au total pour 140 chambres, dont 11 portent le titre de “grandes”, avec des vues sublimissimes sur Central Park. La plus époustouflante étant la suite présidentielle, au 39e et dernier étage de l’hôtel, avec panorama aérien.

Dans le même esprit “résidence privée”, le Plaza Athénée, situé à l’angle de Madison Avenue et de la 64e, joue la carte “townhouse”, maison de ville. Discret, sophistiqué, ce boutique hôtel de 142 chambres, qui a lui aussi été rénové à coup de millions de dollars, joue sur un charme européen, un lieu où les célébrités aiment à vivre discrètement, à se retrouver sous les hallucinantes vérandas des plus belles suites et profter d’un des spas les plus luxueux de tout New York.

DÉCO À LA MAD MEN

Malgré la présence de ces géants, de petits nouveaux s’imposent dans le quartier. Sur la 57e rue, à deux pas de Carnegie Hall, le dernier né de la jeune chaîne américaine Viceroy a ouvert en octobre 2013. Dans un immeuble tout en hauteur, ses 240 chambres arborent une déco à la Mad Men, tout cuir et tout bois, comme dans un bureau des ffties, avec des vues sur les fameux réservoirs d’eau et la célèbre Essex House.

HÔTELLERIE Lumières sur Midtown

Des sculptures et peintures murales signées de l’artiste William DeBilzan et montrant la verticalité de la ville, 261 suites plus spécialement dédiéesaux longs séjours, une position stratégique sur Broadway : le Residence Inn Central Park pratique un art de l’hébergement tout en hauteur de vue.


HÔTELLERIE Lumières sur Midtown

Dans une rue élégante à l’écart de Madison Avenue, le Plaza Athénée et son atmosphère Vieille Europe séduit les voyageurs en quête d’intimité. Poussant la fdélité à l’extrême, certains clients sont venus et revenus plus de 200 fois dans ce pied-à-terre de luxe apprécié des célébrités.

HÔTELLERIE Lumières sur Midtown

1 — Un raffnement à l’asiatique et du glamour très new-yorkais : le Peninsula s’est installé il y a 25 ans au coin de la 5e avenue, que l’on peut admirer depuis son bar-terrasse, le Salon de Ning. 2 — Le Hyatt Times Square plonge au coeur de l’effervescence de la ville avec le t45, un diner très couru, et le Bar 54, le lounge le plus haut de la ville. 3 — Sophistiqué, le Westhouse doit ses airs de résidence élégante à ses multiples références au design des années 20.

Inauguré quelques mois plus tard sur la 55e rue, le Westhouse s’est forgé un style où l’Art déco rejoint le contemporain. Derrière le front desk de ce 172 chambres, un casier de verre illuminé expose des clés anciennes, clin d’oeil aux hôtels d’autrefois. Ici, le concept de lounge “fottant” fait fureur. Aussi bien au rez-de-chaussée qu’au 23e étage, on se sert un verre de vin ou un petit repas à déguster sur place, en chambre ou ailleurs.

Parmi les ouvertures de grandes chaînes internationales, deux hôtels du groupe Marriott – un Courtyard de 378 chambres et un Residence Inn de 261 chambres aux ofres très business ont vu le jour en janvier 2014 dans la plus haute tour d’hôtel de l’hémisphère nord. Là, plus l’on progresse vers le 65e et dernier étage, plus le vertige est assuré et plus les vues s’ouvrent vers le Queens, le Bronx, le New Jersey et même, au loin, le Connecticut. Bientôt voisin de ces deux hôtels en un, un autre établissement devrait lui aussi monter très haut : le Park Hyatt, attendu pour cet été dans la “57th Tower”, dessiné par Christian de Portzamparc. Un nouveau signe de l’ampleur que prend le groupe américain à Manhattan: après l’ouverture en 2013 du très charmant Hyatt Union Square dans un ancien bureau de poste de 1915, un autre établissement a ouvert en décembre près de Times Square. Privilégiant une ambiance lumineuse et urbaine, l’étroit mais haut building, construit pour accueillir 487 chambres, réserve une belle surprise : un bar sur le toit, un vrai feu d’artifice donné sur la célèbre 42e rue…