Huit conseils pour optimiser un programme de fidélisation

Concentrer ses efforts sur un ou deux programmes. Pas la peine de multiplier les adhésions. Sélectionner soigneusement un programme en fonction de ses destinations de voyage les plus fréquentes.

La plupart des compagnies aériennes sont membres d’une alliance. Il est parfois plus utile d’adhérer au programme d’un transporteur “secondaire” sur un marché car il peut apporter de avantages supplémentaires. “Nos membres d’Asia Miles chez Cathay Pacific peuvent, par exemple, cumuler des miles sur plusieurs compagnies chinoises comme Dragonair ; et bénéficient de 100 % de leurs miles sur une grande palette de tarifs réduits en classe économique”, indique Miranda Ford, directrice marketing de Cathay en France.

S’efforcer d’atteindre au plus vite le statut “Élite” d’un FFP. Obtenir un statut “Silver”, “Gold”, “Platinum” (ou ses équivalents) offre d’innombrables bénéfices, tels que des réservations en liste prioritaire, l’enregistrement à l’aéroport aux comptoirs “affaires”, des excédents de bagages, l’accès à un salon et des bonus en miles.

Se qualifier pour une carte de paiement liée à un transporteur. Généralement ces cartes permettent d’accumuler des miles en plus à chaque achat.

Ne pas négliger les partenaires de son programme de fidélisation : hôtels, loueurs de voitures ou prestataires de services. Les miles supplémentaires qu’ils peuvent générer permettent d’atteindre plus vite un quota de prime. Par exemple, AAdvantage d’American Airlines travaille avec quelque 1500 partenaires, et Miles & More de Lufthansa avec 32 autres compagnies aériennes.

Surveiller les promotions de son FFP mais aussi celles de la concurrence. Lorsqu’une compagnie lance une offre spéciale, elle est généralement suivie par les autres…

Ne pas oublier que les miles accumulés permettent également de gagner des nuits d’hôtel ou une location de véhicule.

Enfin, ne pas attendre trop longtemps pour profiter d’une prime lorsque le niveau qualifié est atteint. L’industrie du transport aérien bouge vite et réserve parfois de mauvaises surprises. Fusions, faillites ou simplement nouvelles règles peuvent s’avérer fatales ! Par exemple, peu avant la disparition de Pan Am il y a quinze ans, les avions étaient pris d’assaut par les membres du programme de fidélisation, angoissés à l’idée de perdre leurs primes. La conversion de l’irlandais Aer Lingus en un transporteur low cost et son départ de l’alliance Oneworld en janvier prochain menacent du même coup d’existence de son programme de fidélisation Gold Circle.