L’Europe, terre de congrès

Rencontre avec Ian Cummings, vice-président EMEA de CWT Meetings & Events

Ian Cummings s’appuie sur une étude de Carlson Wagonlit pour dessiner l’attractivité des destinations européennes pour le secteur MICE pris au sens large, c’est-à-dire congrès, réunions et incentives compris.

Ian Cummings

78 % des organisateurs de réunions en Europe continuent de préférer les grandes villes

Quelles sont les grandes tendances soulignées par votre enquête ?

Ian Cummings – Bien que la sécurité et la sûreté restent une priorité lors de la planification de toutes activités de réunions et d’événements, il semble que les attaques terroristes au Royaume-Uni, en France, en Espagne et en Allemagne en 2016 et 2017 n’ont pas sensiblement impacté la demande à Paris, Londres, Barcelone et Berlin. D’autre part, les lieux d’événements non traditionnels, comme les enceintes sportives, exploitent les possibilités de revenus offertes par le secteur MICE et élargissent ainsi le choix des organisateurs. Enfin, 78 % des organisateurs de réunions en Europe continuent de préférer les grandes villes pour leurs réunions. À noter que l’Europe de l’Est présente un bon rapport qualité-prix, car on prévoit une baisse de 1,9% des tarifs hôteliers.

Quelles seront les répercussions du probable Brexit ?

Ian Cummings – Le contrôle aux frontières du Royaume-Uni est l’une des préoccupations. Des mesures plus strictes entraîneront forcément des files d’attente dans les aéroports. Paris et les autres principales destinations MICE pourraient récupérer les événements prévus au Royaume-Uni s’il devenait difficile pour les participants d’entrer dans le pays, surtout en provenance d’Asie. Pour l’instant, l’incertitude plane.

Quelles sont les évolutions dans votre classement des 10 villes les plus attractives en 2019 ?

Ian Cummings – Le classement révèle quatre nouvelles entrées : Vienne, Stockholm, Hambourg et Francfort. La tenue de grandes réunions du secteur pharmaceutique et l’accueil de la Coupe du Monde FIFA en 2018 par la Russie ont eu un impact sur l’attractivité de Moscou, qui se classe deuxième. Toutefois Paris, Barcelone et Berlin restent très populaires.

La Grèce est-elle toujours attirante ?

Ian Cummings – Comme la Grèce a progressé vers la stabilité politique, nous observons un retour de la demande pour Athènes et beaucoup d’îles comme Mykonos sont devenues des destinations incentives. Ces dernières se positionnent en alternatives à Ibiza, au sud de la France et à d’autres destinations méditerranéennes.

L’Allemagne s’affiche comme la destination phare en matière de congrès.

Ian Cummings – C’est formidable de voir l’Allemagne comme pays très populaire ! Si Francfort et Berlin demeurent des destinations pivots, nous enregistrons des propositions beaucoup plus compétitives venant de villes comme Hambourg et Cologne.

L’Europe, terre de congrès