Interview : Alexandre Barrière Izard, président de l’association française d’Entraide du Cap

Alexandre Barrière Izard est président de l’association française d’Entraide du Cap. Egalement membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie franco sud-africaine (FSACCI), cet entrepreneur présente les atouts de la destination.

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Quels sont les grands atouts du Cap pour la communauté d’affaires ?

Alexandre Barrière Izard – Le premier atout du Cap, qui est commun à l’Afrique du Sud, c’est la stabilité juridique et financière. Il est facile de créer une entreprise et d’ouvrir un compte bancaire. Pour un chef d’entreprise, il y a une certaine sécurité. Les télécommunications sont aussi de haut niveau. Ces conditions sont propices pour créer une structure, d’autant que le secteur tertiaire est prédominant. Enfin, la vie est belle à Cape Town. Même si la capitale économique demeure Johannesburg, Cape Town joue un rôle très important dans certains secteurs de haute technologie. Pour les petites entreprises, c’est l’idéal. Cape Town, c’est un peu la « start-up nation ».

Comment a évolué l’insécurité qui demeure une préoccupation en Afrique du Sud ?

A. B. I. – La sécurité, c’est l’une des problématiques. Cape Town constitue quand même une bulle, la majeure partie des townships étant à l’extérieur de la ville. A Cape Town, on peut toujours marcher, aller courir sur la promenade. Il y a des difficultés, mais la ville reste largement vivable. Certains quartiers comme Observatory étaient même décriés il y a quelques années et aujourd’hui, tout le monde y investit.

La ville est aussi devenue plus chère ?

A. B. I. – Effectivement, il y a eu une sorte de bulle immobilière qui est actuellement en train de se casser avec la crise. Cape Town est une ville ultra touristique, c’est aussi la ville qui accueille en temps normal le plus de conventions du continent africain et il y avait clairement un problème de capacité d’accueil pour les étrangers. Mais cela commence à se tasser. Je peux vous dire que les Français renégocient très bien leurs loyers et que cela peut aller jusqu’à -50 % actuellement. A cela s’ajoute le fait que le rand s’est écroulé et que la vie est devenue très bon marché pour des étrangers rémunérés en euros. Le contexte présente de bonnes opportunités pour les expatriés.