Interview : Fabrice Beyer, directeur marketing de Balladins

Directeur commercial et marketing de l'enseigne Balladins, Fabrice Beyer évoque l'impact de la crise actuelle et revient sur l'évolution de son réseau d'hôtels deux-trois étoiles.

Fabrice Beyer-balladins
Fabrice Beyer, directeur commercial et marketing de l'enseigne Balladins.

Constatez-vous, comme beaucoup d’hôteliers, une reprise timide de l’activité pour les hôtels Balladins ?

Fabrice Beyer – En effet. Après l’été où, à l’exception de la région parisienne, la fréquentation montrait des résultats intéressants, le mois de septembre a été mi-figue mi-raisin. La belle météo a soutenu la demande de la clientèle loisirs, mais la clientèle affaires reste frileuse. La pandémie ayant tendance à reprendre, les entreprises montrent une certaine prudence quant aux déplacements de leurs collaborateurs ou à l’organisation de réunions. D’autre part, les salons et congrès ont tendance à être reportés ou annulés. Nous sommes tributaires de tout cela.

Quelles ont été vos actions face à la crise sanitaire ?

F. B. – Cela nous a demandé de réfléchir à comment accompagner différemment les hôteliers, à trouver de nouveaux leviers de commercialisation. Depuis la fin du confinement, nous avons pas mal insisté sur l’importance de la réservation en direct, qui offre aux voyageurs l’assurance des meilleurs tarifs, mais aussi une plus grande flexibilité pour les annulations et les remboursements. Afin de rassurer les clients, nous avons aussi mis en avant le guide des bonnes pratiques sanitaires que nous avons établi main dans la main avec les hôteliers de notre réseau, certains hôtels ayant été encore plus loin en entreprenant des démarches pour obtenir la labellisation SafeGuard de Veritas. Reste que, du fait de la pandémie, nous n’avons pas pu mettre en place les dispositifs de communication que nous avions prévus pour cet été afin de faire connaître les nouvelles « nuances » que nous avons données à l’enseigne Balladins.

Afin de rassurer les clients, nous avons mis en avant notre guide des bonnes pratiques sanitaires.

Où en êtes-vous de l’évolution de la marque Balladins ?

F. B. – Notre notoriété continue de reposer sur le nom Balladins, très présent dans la tête des voyageurs. Cependant, à la reprise de l’enseigne il y a deux ans, notre premier objectif a été de lui donner plus de lisibilité. Balladins était une mono-marque avec un réseau hétérogène d’hôtels deux et trois étoiles, avec des gros, moyens et des petits porteurs qui pouvaient être situés aussi bien en centre-ville qu’en périphérie ou en milieu rural. C’est pour cela que nous avons imaginé de mieux catégoriser l’offre autour de quatre nuances (NDLR : Initial by Balladins, Authentic by Balladins, Urban by Balladins, Inspiration by Balladins) et la déclinaison longs séjours My Home.

Quelles sont vos ambitions de développement ?

F. B. – Aujourd’hui nous avons 35 établissements avec deux projets d’ouverture à Toulouse et à Vittel qui, compte tenu des circonstances, ont été repoussés au deuxième trimestre 2021. Peut-être aurons-nous dans le futur 50-60 établissements, voire plus, mais notre volonté n’est pas de grandir vite, mais de manière raisonnée. Evidemment, cela prend plus de temps, mais nous avions anticipé ce rythme plus lent. En revanche, ce que nous n’avions pas anticipé, c’est la crise actuelle. La pandémie met un coup de frein à nos objectifs et nos ambitions d’évolution. Certains hôteliers avec qui nous sommes en pourparlers attendent de voir comment la situation va évoluer, ce que nous comprenons fort bien. En parallèle, nous avons aussi pour volonté de nous développer en propre, et non plus seulement en franchise. Pour aller plus vite.