Interview : Jérôme Fouque, Directeur général d’Egencia France

En amont du salon IFTM Top Resa qui débute le 18 septembre, Jérôme Fouque, Directeur général d’Egencia France, fait un point sur l’actualité de l’agence, ses ambitions et ses projets sur le marché du voyage d’affaires.

Qu’attendez-vous de cette 34ème édition du salon IFTM Top Resa ?

 
Nous avons pris le parti de jouer cette année la carte Top Resa, avec un stand et une forte activité sur le salon. L’enjeu consistera à étudier si l’évènement draine véritablement un flux d’interlocuteurs dans le domaine corporate. Mais il est important pour notre industrie d’avoir des forums, des évènements comme celui-ci où les gens peuvent se rencontrer.
 

Comment se passe l’adoption de votre nouvelle plateforme dédiée à l’hôtellerie ?

 
Les trois critères principaux dans la recherche de l’hôtellerie restent les mêmes : la localisation, le confort, et la conformité par rapport à la politique voyages. Nous avons beaucoup travaillé sur ces trois paramètres dans notre nouvelle interface pour fournir la bonne information au bon moment. Nous avons également mis l’accent sur les services complémentaires comme le Wi-Fi, intégrés à notre offre, et les commentaires TripAdvisor classifiés selon le type de voyage, qui recouvrent des besoins différents. C’est un enjeu majeur, dans la mesure où l’hôtel conditionne le déplacement, c’est l’élément différenciant dans l’expérience du voyage. C’est aussi l’un des derniers leviers d’économie, car les dépenses sont désormais bien gérées dans les autres secteurs, comme l’aérien, le ferroviaire ou la location de voitures. Avec notre outil, nous atteignons des niveaux d’économies autour de 10%, avec en plus des services complémentaires inclus.
 

Quelles sont vos prévisions pour cette année 2012 ?

 
Les entreprises continuent à se déplacer, les déplacements augmentent même, mais elles sont plus vigilantes sur les coûts. Nous restons donc sur une croissance solide pour 2012, a priori 25% pour la zone Europe. Notre croissance est principalement portée par les nouveaux clients. Elle nous permet d’investir dans des projets tels que la plateforme hôtelière.
 

Et pour 2013 ?

 
Nous continuerons sur une croissance à deux chiffres. Nous ne sommes ni inconsciemment optimiste, ni désespérément pessimiste. Nos outils fonctionnent bien, et nous allons continuer à croitre. Nous nous positionneront très bientôt par rapport à l’ouverture d’un nouveau plateau en France.
 

Quelle place occupent les PME dans ce développement ?

 
Nous avons logiquement commencé par aborder des marchés accessibles, principalement les PME, auxquelles nos outils correspondent bien à la fois en termes de simplicité et de rapidité d’implémentation. Mais nous avons aussi besoin de volume, et nous avons d’ailleurs été rejoints par de nouveaux clients importants depuis le début de l’année. Nous souhaitons maintenir un équilibre entre PME et grands comptes : c’est une logique saine pour notre marché. Notre obsession n’est pas d’être le plus gros. Nous misons sur un business profitable, qui nous permette de continuer à investir, de développer de nouveaux outils.
 

Quels sont vos axes de travail ?

 
Il y a encore beaucoup à faire dans le domaine de la mobilité, et les frais ancillaires constituent également une tendance lourde aujourd’hui. Nos clients ont besoin d’une information structurée, simple, pour ne pas être contraint de comparer uniquement par le prix, mais sur les services.
 

Qu’en est-il du MICE, qui semble devenir un enjeu majeur ?

 
Nous avons un département MICE, mais nous savons qu’il nous reste de la marge, et que c’est un produit que nous devons avoir dans notre marché. On investit dans ce sens, et cela fait partie intégrante de notre stratégie.