Rencontre – François Lafont, PDG du Luxembourg Convention Bureau

François Lafont, PDG du Luxembourg Convention Bureau, explique la stratégie du pays sur le marché MICE et revient sur l'impact de la crise actuelle.

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François Lafont, PDG du Convention Bureau de Luxembourg.

Nous mettons en place des plans de développement secteur par secteur

Comment s’est constitué le Convention Bureau du Luxembourg ?

François Lafont – C’est venu d’une volonté de différents partenaires de créer une structure qui ait non seulement un impact pour attirer des manifestations, mais aussi pour favoriser la recherche et l’innovation. Ce que nous souhaitons, c’est développer des filières économiques stratégiques pour le pays. Nous envisageons les congrès et réunions comme des outils au service de notre économie, pour favoriser l’écosystème des entreprises, des start-up, des laboratoires de recherche, des universités. Cet outil qu’est le Convention Bureau est assez étonnant, puisqu’il dépend, pour une moitié, du ministère de l’économie et pour l’autre de la ville alors que, dans la plupart des pays, ces bureaux dépendent des affaires étrangères ou du tourisme. Parmi les secteurs clés où nous souhaitons développer des manifestations : les TIC, la médecine, notamment la néphrologie et la neurologie, mais aussi le secteur spatial.

La pandémie va-t-elle modifier cette stratégie ?

F. L. – Si le secteur fait face aujourd’hui à des difficultés incroyables, heureusement les secteurs clés de l’économie seront toujours là. Comme, d’ailleurs, le besoin d’organiser des congrès et des réunions. Le cadre fixé pour notre évolution à long terme reste donc le même. Aujourd’hui, notre gros travail est d’aider les associations et les structures d’accueil à faire en sorte que les événements puissent à nouveau se tenir dans d’excellentes conditions. Cette crise, qui est terrible, va aussi accélérer une tendance déjà en cours dans le monde des réunions, les manifestations hybrides. Nos partenaires travaillent à s’y adapter.

Que représente le marché français ?

F. L. – Il est bien sûr crucial pour nous. Dans un premier temps, nous avions prévu d’organiser des missions en France pour préciser l’offre du Luxembourg et de nous faire connaître du marché. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui. Par contre, nous sommes en train d’organiser des visites virtuelles et des webinars auxquels nous allons inviter les agences afin qu’elles découvrent nos différents lieux, les spécialités gastronomiques, des figures locales, notamment dans l’œnologie. On préférerait les accueillir sur place, mais il est intéressant d’avoir ces échanges pour garder le contact.