Interview : Michel Chevillon, président du Syndicat des hôteliers de Cannes

«Cannes est une marque. Nous avons l’obligation de la maintenir au top.»

Cent quatre-vingt millions d’investissements hôteliers à Cannes, c’est énorme ?

Michel Chevillon – Malgré la crise, nous sommes restés sur une logique d’investissements. Certes, nous n’avons pas de nouveaux hôtels, mais les réhabilitations sont phénoménales. En trois ans, 1000 chambres sur les 5500 de notre parc hôtelier ont été rénovées.

Comment ces investissements ont-ils pu être réalisés ?

M. C. – Les années 2007-2008 ont été historiques en termes de chiffre d’affaires, le cashflow était là, il fallait en profiter pour entreprendre de grands travaux. Cannes est une marque. Nous avons l’obligation de la maintenir au top. C’est un atout de taille, mais qu’il faut mériter.

La concurrence entre les différents palaces de Cannes est-elle problématique ?

M. C. – Pas du tout. C’est, au contraire, très bénéfique de se remettre en question les uns par rapport aux autres. Cela nous apporte une très belle dynamique, une belle osmose aussi. En tout, nous disposons de 3000 chambres quatre et cinq étoiles qui répondent toutes différemment aux attentes de clients venus d’horizons multiples. Bien sûr, l’hiver, la concurrence est plus nette, mais les grands hôtels travaillent main dans la main pour apporter une belle complémentarité à leur clientèle. Par ailleurs, la ville est aussi une destination phare du tourisme d’affaires, et les hôtels organisent toutes sortes d’événements corporate.