Interview : Otmane Serraj, DG Services Externalisés du Groupe Saham

Croissance, grands projets, nouveaux quartiers d'affaires : Otmane Serraj, directeur général du pôle Services Externalisés du Groupe Saham, présente l'évolution d"une ville en pleine expansion.

Otmane Serraj
Otmane Serraj, DG du Pôle Services Externalisés du Groupe Saham.

Comment se positionne Casablanca aujourd’hui ?

Otmane Serraj 99% des sièges de sociétés sont à Casablanca, la capitale économique du pays. Toute la croissance est liée à Casablanca. Il y a quatre ans, en 2014, sa Majesté le Roi avait estimé que la puissance économique de la ville générait de la croissance, mais que cela ne se répercutait pas sur le plan de l’aménagement du territoire : multiplication des embouteillages, retards des chantiers de longue haleine,  assainissement insuffisant… A partir de 2014, un nouveau gouverneur est arrivé pour mener un plan d’action agressif sur le court-terme, entre 2018 et 2020. Ce que l’on voit aujourd’hui, avec des grands projets comme Casablanca Finance City ou Marina Casablanca, ce sont des changements liés à un effet de rattrapage des quatre, cinq dernières années.

Avec, aussi, la naissance de nouveaux quartiers d’affaires et de tourisme ?

O. S. Pendant des années, toute une partie du front de mer avait été négligée. La medina comportait des habitations insalubres qui ont causé des accidents il y a quelques années. Il fallait la réhabiliter et la restauration actuelle se fait en phase avec ce front de mer, là où a été installé le nouveau quartier d’affaires de la Marina qui comporte des centaines d’hectares de nouveaux bureaux, des ensembles hôteliers et des habitations de luxe face à la mer. Le développement de Casablanca se poursuit de manière concentrique en partant du port, en passant par la rénovation de la gare de Casablanca qui va devenir l’an prochain une gare TGV jusqu’à la ville verte de Zenata plus au nord, en deuxième couronne du Grand Casablanca.

Quelle perception de ces changements ont les habitants de Casablanca ?

O. S. Tous les chantiers d’infrastructures et d’aménagement sont encore en cours. La ville est perpétuellement en chantier et cela est une problématique. Beaucoup s’impatientent de voir la ville finalisée un jour, même si tout le monde estime que ces plans d’infrastructures ont un sens. Concernant le climat des affaires, la ville est en pleine expansion. De plus en plus d’expatriés s’installent à Casablanca et des Marocains de l’étranger reviennent travailler au Maroc, au vu des salaires qui sont devenus très attractifs.