Croisière : merveilleuse Méditerranée

Interview : Patrick Pourbaix, Directeur général de MSC France, Belgique, Luxembourg

Le directeur général de MS Croisières pour la France, la Belgique et le Luxembourg explique l'engouement actuel des organisateurs d'événements pour les croisières et décrit le développement du marché MICE chez MSC Croisières.

Patrick-Pourbaix-MSC

Un grand resort sur l’eau, avec toutes les animations à bord

Les croisières connaissent un vrai engouement ces dernières années. Le ressentez-vous ?

P. P. – C’est vrai, mais ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. C’est tout un processus et nous communiquons beaucoup sur le rajeunissement de la croisière, un phénomène qui arrive maintenant en France.

Comment expliquez-vous cela ?

P. P. – Les croisières ne se positionnent plus du tout sur le créneau d’antan, lorsqu’elles étaient réservées à l’élite, où l’on partait d’un point pour aller à un autre. Les Américains, dans les années 80, ont été les premiers à avoir modernisé la croisière pour en faire un produit de vacances. Le bateau en lui-même est devenu une destination vacances, avec toutes les animations possibles à bord, un grand resort sur l’eau.

Et côté Mice ?

P. P. – C’est tout récent. On a eu quelques groupes, grands et petits, dont une marque française très prestigieuse, mais il y a encore énormément à faire. Aux États-Unis, la clientèle croisière représente 13 millions de passagers, dont 20 % pour le segment Mice. C’est énorme. Chez MSC, nous venons d’ailleurs de créer un département Mice. Du coup, nous allons être très actifs de ce côté-là.

Le Meraviglia ne navigue-t-il qu’en Méditerranée occidentale ?

P. P. – Non, ça c’est pour sa saison inaugurale et il y restera jusqu’au printemps. Puis il ira se positionner cet été à Hambourg pour des croisières dans le nord, les fjords ou la Baltique.

Pratiquement, comment cela se passe ?

P. P. – C’est très rare de privatiser un bateau complet, car ils sont de plus en plus grands. Alors, on constitue une entité sur un navire où il y a d’autres passagers. C’est une notion qui est encore mal perçue, mais qui devrait rapidement changer. Les clients corporate commencent seulement à comprendre qu’il s’agit d’un gigantesque resort avec toutes les facilités qui vont avec. Les restaurants peuvent être privatisés, les excursions montées sur mesure. C’est encore mieux qu’un incentive sur la terre ferme.

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