Jauge dans l’événementiel : l’UNIMEV réagit

L'UNIMEV juge très négativement le rétablissement des jauges dans l'événementiel et invite le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de soutien au secteur.
Dans son communiqué, l'UNIMEV juge
Dans son communiqué, l'UNIMEV juge "soudaine et démesurée" l'annonce du rétablissement des jauges pour les événements.

« Disproportionnée » . Pour l’UNIMEV, l’annonce par le Premier ministre de la remise en place de jauges pour les événements de grande taille a du mal à passer. « En un an et demi de crise, nous n’avons jamais connu une telle mesure, aussi soudaine et démesurée« , ont déclaré conjointement Renaud Hamaide et Pierre-Louis Roucaries, co-présidents d’UNIMEV. A partir du 3 janvier, et pour une durée de trois semaines, les rassemblements seront en effet limités à 2 000 personnes en intérieur et 5 000 personnes en extérieur. Salons et foires, congrès et événements d’entreprises ou encore rencontres sportives : plusieurs activités seront touchées au premier chef par ces restrictions.

La propagation fulgurante du variant Omicron s’ajoutant à la diffusion toujours active du variant Delta – près de 180 000 cas rapportés pour la seule journée du 27 décembre -, le secteur événementiel subit une nouvelle fois les conséquences des mesures prises pour lutter contre la pandémie. Sans qu’elles signifient une mise à l’arrêt totale de l’activité, elles mettent à mal les besoins de visibilité d’une filière pour qui « le stop and go récurrent est ingérable« , selon l’UNIMEV.

Depuis le mois de décembre et les frémissements de cette cinquième vague, l’événementiel ne peut que constater un sérieux coup de frein à sa dynamique de reprise. Les annulations d’événements s’ajoutent aux demandes de report. L’association La Clé-Collective des Lieux Événementiels envisageait ainsi l’annulation de plus de 1 000 événements sur décembre. Pour le mois de janvier, ce sont 130 événements qui ont été annulés, engendrant une perte de chiffre d’affaires de l’ordre du milliard d’euros selon l’UNIMEV.

D’où un appel de l’association professionnelle à un accompagnement pour permettre au secteur de surpasser les difficultés économiques auxquelles il devra encore faire face. Parmi les mesures demandées, l’exonération des charges patronales et une aide aux paiements des charges salariales dès décembre 2021 et un trimestre après la reprise, la mise en place de l’activité partielle sans reste à charge avec un seuil d’éligibilité de maximum 50 % de perte de CA, la non discrimination entre les PME et les ETI, jusque-là exclues des dispositifs. Autre requête, une couverture du manque à gagner avec rétroactivité et continuité un trimestre après la reprise, comme l’Italie a pu déjà le mettre en place.