Jean-Luc Grillet, Directeur France Emirates

Comment se porte votre activité en France ?

Jean-Luc Grillet – Nous avons enregistré l’an passé une croissance du trafic de 30 %. Avec nos deux vols quotidiens, nous avons atteint au départ de Paris des taux de remplissage de l’ordre de 80 % à 85 %. Nous pouvons également desservir les régions par un vol quotidien. Actuellement, nous offrons trois vols hebdomadaires au départ de Nice avec escale à Rome. Nous souhaitons séparer les deux destinations et réfléchissons au lancement d’une triangulaire Dubaï- Nice-Lyon-Dubaï car je reste convaincu du fort potentiel de la région Rhône- Alpes. Malheureusement, nous manquons de nouveaux avions en raison du très gros retard pris dans la livraison des Airbus A380 ; ce qui repousserait la mise en service de fréquences supplémentaires sur Nice à 2008, minimum.

Quelles améliorations proposez-vous quant au produit ?

Jean-Luc Grillet – Nous proposons au départ de Paris un Boeing 777-200 ou 3000 ULR (Ndlr : très long- courrier) qui assure un confort supérieur. Nous proposons en classe affaires un lit à l’horizontale et avons réduit le nombre de sièges, offrant une configuration de seulement 358 places au lieu de 384 dans une version traditionnelle. Nous comptons aussi parmi les rares compagnies à proposer en première et affaires l’Internet à bord. Au sol, nous avons un service de limousines, un embarquement direct de notre salon affaires à Roissy. En revanche, je regrette qu’il ne soit toujours pas possible à Paris d’avoir un parcours dédié express pour les formalités d’émigration et de sûreté, service que nous offrons partout ailleurs.

Quels sont vos atouts, en ce qui concerne la desserte ?

Jean-Luc Grillet – Nous sommes extrêmement bien placés en France pour la desserte de l’Australie où nous offrons des vols quotidiens vers Sydney, Melbourne, Brisbane ou Perth. Un autre marché sur lequel nous connaissons une très forte croissance est Oman, en particulier pour le tourisme d’affaires. Nous offrons également une excellente desserte de l’Inde avec huit destinations, ainsi que du Pakistan qui connaît un admirable développement économique. En revanche, on constate une stagnation de la demande française sur Dubaï. Probablement en raison des tarifs très élevés pratiqués par l’hôtellerie.