Kuala Lumpur : Golden triangle

Guide d’affaires au cœur de l’une des économies les plus dynamiques du nouveau monde.

 Kuala Lumpur, ville ouverte. Malgré des résultats plus que mitigés aux élections de mars 2008, c’est le message que continuent de diffuser aux investisseurs étrangers les représentants du Barisan National, le parti qui dirige la Malaisie depuis son indépendance, en 1957. Un message que personne, d’ailleurs, ne songerait à remettre en question dans cette ville née au milieu du XIXe siècle de l’exploitation des mines d’étain et pour laquelle le commerce et le flux de capitaux internationaux sont des choses aussi naturelles que la respiration ou la circulation du sang.

 De cette ouverture, le Golden Triangle de Kuala Lumpur est un symbole évident. Situé au nord-est du “centre-ville” historique, ce quartier est devenu le miroir et le moteur de la modernité de “KL”, qui s’exprime à grand renfort d’hôtels cinq étoiles, de gigamalls et de gratte-ciel démesurés ; avec en double cerise sur le gâteau, les tours jumelles Petronas, perchées depuis 1998 à 452 mètres. Rien d’étonnant, donc, si pour la majorité des voyageurs d’affaires, le déplacement à Kuala Lumpur se limite en fait à un jeu de piste dans son “triangle d’or”. Dont voici les principales balises…

Profil éco

 Malgré le déménagement des autorités administratives à Putrajaya, à 30 km au sud, Kuala Lumpur reste le centre économique du pays (27 millions d’habitants), dont l’économie est très ouverte sur l’extérieur : l’investissement privé est assuré pour plus du tiers par les flux d’investissements directs étrangers et la Malaisie est devenue le 13e exportateur mondial, avec une hausse annuelle moyenne des exportations de 15 % entre 2002 et 2007. Celles-ci sont assurées pour près de la moitié par le secteur des matériels électriques et électroniques, complétés par les hydrocarbures, les produits chimiques et l’huile de palme.

 La communauté d’affaires est logiquement dominée par les partenaires économiques du pays. En tête : les États-Unis et les grands voisins de la zone Asie (Chine, Thaïlande, Singapour, Japon), avec un développement des pays émergents de la zone, comme le Vietnam et l’Inde. Derrière, la France maintient sa position, avec 3,1 milliards d’euros d’échanges en 2007. La mission économique de Kuala Lumpur note que “la Malaisie est le deuxième partenaire commercial de la France au sein de l’Asean, derrière Singapour, mais devant la Thaïlande”. Et précise que “Airbus et STMicroelectronics représentent 40 % des échanges franco-malaisiens et 60 % de nos exportations”. Derrière l’aéronautique et l’électronique, on trouve dans les exportations françaises, les produits alimentaires, l’équipement du foyer et les produits pharmaceutiques.