« L’aérospatiale doit rester une source de création de richesse » Suzanne Benoît, Aéro Montréal

Suzanne Benoît est la présidente-directrice d'Aéro-Montréal.

Quel est le rôle d’Aéro Montréal ?

Suzanne Benoît – Cette grappe aérospatiale du Québec est un forum straté- gique qui réunit l’ensemble des dirigeants du secteur, issus de l’industrie, des institutions d’enseignement et des centres de recherche. Sa mission est d’augmenter la cohésion et la compétitivité, ainsi que la croissance et le rayonnement de l’industrie aérospatiale, afin que ce domaine reste une source de création de richesse encore plus importante pour Montréal, le Québec et le Canada.

Que répresente l’industrie aérospatiale en termes de PIB et d’emplois pour le Grand Montréal ?

S. B. – Ce sont environ 215 entreprises et près de 12 milliards de dollars, soit 55 % des ventes de l’industrie aérospatiale canadienne. Le secteur génère 42 000 emplois hautement spécialisés, soit 50 % des effectifs aérospatiaux canadiens et 70 % des investissements en recherche et développement aérospatial au Canada.
Au Québec, une personne sur 190 travaille dans ce domaine, et une sur 92 dans le Grand Montréal où se concentre 98 % de l’aérospatiale québécoise.

Montréal se situe en troisième position dans ce secteur après Seattle et Toulouse : comment maintenir cette place ?

S. B. – L’industrie aérospatiale québécoise investit massivement en matière de recherche et développement. Elle concentre ses efforts d’innovation dans les technologies respectueuses de l’environnement ainsi que dans l’augmentation de sa compétitivité et de son efficacité. En 2010, Aéro Montréal a lancé l’initiative MACH, un cadre d’excellence visant à l’amélioration de la compétitivité des fournisseurs québécois.