L’air du temps : l’événement durable

Depuis que les hypothèses sur le réchauffement climatique sont devenues des vérités communément admises, tous les secteurs économiques s’efforcent de démontrer leur bonne volonté, avançant la quote-part de leur corporation pour sauver la planète en danger. Tandis que les promesses et les labels environnementaux se multiplient dans l’hôtellerie, le secteur de l’événement dispose désormais lui aussi de sa “charte des associations professionnelles de l’événement pour le développement durable”, signée le 22 novembre au cours du salon Heavent par la plupart des associations professionnelles de la filière : Association des agences de communication événementielle (ANAé), Chambre syndicale des professionnels de l’événement (CSPE), Fédération française des métiers de l’exposition et de l’événement (FSCF), Traiteurs de France, France Congrès…

Une charte qui, pour l’heure, repose surtout sur la profession de foi annoncée en préambule : “La mise en œuvre d’un événement, de sa conception à sa réalisation artistique, technique et logistique, est le fait de spécialistes. Ces professionnels de l’événement souhaitent intégrer les valeurs du développement durable dans leur processus de conception et de réalisation pour réduire l’impact de leur activité sur l’environnement.” Suivent cinq impératifs où les signataires s’engagent notamment à entrer “résolument dans une démarche de développement durable”, “allouer chaque année des ressources humaines et financières” à ce sujet, “informer autant que possible les prestataires et les sous-traitants de la filière sur l’importance du respect environnemental” et à “sensibiliser chaque fois que possible les clients finaux et donneurs d’ordres au respect environnemental et sur les options offertes par l’éco-conception”.
Une “mobilisation sur le long terme”, donc, en espérant quand même que, d’ici là, on aura recyclé la bonne volonté en actions concrètes.
Internet : www.anae.org