Le casse-tête BYOD

En 2015, 175 millions de smartphones ainsi que 60 millions de tablettes seront utilisés dans la sphère professionnelle selon une étude Forrester.

D’ores et déjà, près de la moitié des smartphones et 70 % des iPads qui circulent dans les entreprises ont été achetés par les employés eux-mêmes. Ce qu’on appelle le phénomène BYOD, “bring your own device”, est le casse-tête du moment pour tous les directeurs informatiques. Car ils ont à gérer des intérêts parfois contradictoires : garantir une certaine homogénéité de la flotte de téléphones mobiles au sein de l’entreprise, la protéger contre les intrusions extérieures alors que les smartphones et tablettes n’offrent pas toutes les garanties en matière de sécurité, mais aussi satisfaire les collaborateurs qui souhaitent pouvoir accéder partout et toujours à leur environnement de travail.

“Le phénomène BYOD entraîne des difficultés, mais apporte aussi des bénéfices avec des coûts d’équipements supportés par des employés qui, par ailleurs, utilisent des outils qu’ils connaissent. D’où une réduction des coûts d’assistance”, souligne Patricia Geniesse, responsable marketing Data & Convergence chez Orange Business Services.
 
Puisque le phénomène BYOD vous dépasse, feignez d’en être les organisateurs… Dans cette quête, les entreprises commencent à pouvoir s’appuyer sur des outils de “Mobile Device Management”, de gestion des flottes hétérogènes. “Il y a deux types d’outils, ceux qui contrôlent l’ensemble du terminal et ceux qui établissent une frontière entre la partie professionnelle et personnelle, les contacts par exemple”, explique Stéphane Sabbague, de Calipia. Les solutions de MobileIron, Good Technology, AirWatch, Afaria – pour les principaux, car on en compte une trentaine – permettent, entre autres, de chiffrer les flux d’informations et des données, de contrôler les terminaux à distance et d’interdire l’installation d’applications.
 
Les offres affaires de SFR ou d’Orange Business Services commencent à intégrer certaines de ces solutions. “À partir d’une application installée sur les smartphones, une console peut les gérer à distance, les mettre à niveau, imposer le chiffrage des données.?
 
Prochaine étape : la sécurité avec des antivirus associés à chaque téléchargement”, explique Patricia Geniesse. Une évolution bienvenue en attendant qu’Apple et consorts s’intéressent à cette problématique avec des solutions embarquées dans les terminaux.