Les taxis obtiennent 15 minutes d’avance sur les VTC

Face à la concurrence croissante des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), jugée déloyale par les taxis parisiens, ceux-ci devraient obtenir un avantage stratégique d’un quart d’heure. Les VTC devraient en effet être contraints de respecter un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge de leur client. D’autres mesures sont prévues pour encadrer l'activité des VTC et renforcer les sanctions.
DR

Trop long pour les voyageurs d’affaires, privés d’accès à un véhicule pourtant libre pendant 15 minutes. Trop court pour les taxis parisiens, qui réclamaient initialement un délai d’une heure. Le délai imposé aux véhicules de tourisme avec chauffeur est désormais connu. Le Ministère de l’Intérieur a donc opté pour un minimum d’un quart d’heure entre la réservation et la prise en charge par le VTC. Objectif : protéger autant que possible la position des taxis parisiens, une position de moins en moins confortable avec la montée en puissance de ces concurrents toujours plus nombreux. Au cœur des débats, la « maraude » – cette prise en charge « à la volée » des clients, sans réservation – monopole historique des taxis. Pour ce faire, le ministère a donc décidé d’empêcher les chauffeurs de contourner leur interdiction, un abus maintes fois dénoncé par les taxis traditionnels. Les voyageurs d’affaires peuvent néanmoins s’éviter ce quart d’heure d’attente règlementaire, à condition de disposer d’un compte au sein de la société de VTC. Mais là encore, impossible de contourner les règles sans anticiper : l’inscription doit avoir lieu au minimum 24 heures au préalable. Le dernier volet du dossier concerne les sanctions prévues en cas de manquement, et devrait aboutir à la création d’un « délit de racolage » doublé d’un véritable dispositif de contrôle.