Location de voitures : la conduite du changement

« Locations de voitures, un métier d’avenir » : André Gallin, CNPA

André Gallin est le président de la branche des loueurs CNPA.

Comment se porte le marché de la location de voitures ?

André Gallin – L’année 2012 a été difficile, en particulier à cause du très fort ralentissement des locations liées aux déplacements professionnels. C’est le poids de la crise, il n’y a pas eu de divine surprise. Les sociétés réduisent leurs déplacements. Les voyageurs d’affaires partent moins longtemps, moins loin et différemment, se déplacent notamment en train ou encore en taxi dans les grandes villes. Heureusement les TPE et PME françaises sont toujours dynamiques.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

A. G. – La location de voitures est un mode de consommation qui s’impose de plus en plus. Les entreprises souhaitent éviter d’immobiliser un parc automobile et disposer de solutions alternatives dématérialisées. Les voyageurs privilégient désormais l’usage à la propriété, notamment la clientèle jeune : aujourd’hui 54% des ménages dans Paris intra-muros n’ont pas de voiture.

L’arrivée de nouveaux acteurs ne menace-t-elle pas la profession ?

A. G. – Il y a une évolution forte des métiers du transport en centre-ville. La location de voitures, les taxis, les véhicules avec chauffeurs : ces services sont différents, mais la frontière est fluctuante et cela évoluera encore avec la volonté des pouvoirs publics de limiter la circula tion en centre-ville. À terme, la voiture partagée est un métier d’avenir. Nous sommes actuellement dans le dur, comme tous les acteurs du transport en général, mais chacun fait appel à sa créativité : les compagnies aériennes segmentent leur clientèle, le TGV se tourne vers le low-cost. Tout le monde s’adapte à un pouvoir d’achat limité, mais à une forte demande de mobilité. Dans ce cadre, nous avons notre rôle à jouer.

Location de voitures : la conduite du changement