Nouveaux hôtels : du luxe à Londres… et du charme à Paris

Un Waldorf Astoria hébergé dans la résidence de l’amirauté britannique et l’ambassade des États-Unis transformée en Rosewood : l’hôtellerie londonienne multiplie les lieux prestigieux, tandis qu’à Paris, le chic se décline en mode boutique.
Waldorf Astoria
Surplombant le Mall, célèbre avenue conduisant à Buckingham Palace, L'Admiralty Arch sera bientôt transformée en hôtel de luxe

Après le Old War Office, en passe d’être transformé en hôtel Raffles, la reconversion à l’hospitalité d’un autre haut lieu de la royauté britannique a été annoncée. Et pas des moindres puisqu’il s’agit de la célèbre Admiralty Arch, à Londres, dessinée par Sir Aston Webb, également architecte de la façade de son voisin, le palais de Buckingham. Cette “arche de l’amirauté”, construite en 1910 sous Édouard VII à la gloire de sa mère la reine Victoria, fut un temps la résidence officielle des First Sea Lords of Admiralty, dont Winston Churchill. À partir de 2022, elle hébergera un Waldorf Astoria. Une métamorphose qui se fera sous la conduite de Michael Blair, designer connu pour ses rénovations des palaces londoniens Connaught et Claridge, et de David Mlinaric, qui a œuvré à la National Gallery et à la Royal Opera House. Mais la couronne britannique n’est pas la seule à céder ses joyaux, puisque le bâtiment de l’ambassade des États-Unis à Londres va lui aussi changer de fonction. Les diplomates américains s’apprêtant à déménager dans un nouvel immeuble en construction près de la Tamise, c’est un hôtel Rosewood qui reprendra cette adresse prestigieuse sur Grosvenor Square, dans le très chic quartier de Mayfair. L’architecte Sir David Chipperfield a été chargé de repenser ce bâtiment construit dans les années 50, qui accueillera à terme 137 chambres et suites, cinq restaurants en plus d’une grande ballroom.

Mandarin Oriental
Le Mandarin Oriental a dévoilé ses nouvelles chambres

Tandis que d’autres grands noms de l’hôtellerie sont attendus dans la capitale britannique, Peninsula notamment, les palaces déjà bien installés se préparent à cette nouvelle concurrence. Le Mandarin Oriental Londres commence ainsi à présenter un nouveau visage avec l’achèvement d’une première phase de rénovations. Bordant Hyde Park d’un côté et, de l’autre, la très chic artère de Knightsbridge, le prestigieux immeuble de style edouardien s’ouvre sur un lobby revisité par Joyce Wang. La designer a également repensé les 95 chambres et suites de l’aile donnant sur Knightsbridge, lumineuses, contemporaines et agrémentées d’objets Art Déco. Le palace achèvera sa métamorphose courant 2018 avec, au programme, la transformation du spa et des chambres donnant sur le parc. Malgré le Brexit, Londres semble bien garder tout son prestige.

Paris tient boutique

Si aucun joyau national ne s’apprête à être transformé en hôtel à Paris – hormis l’établissement ultra confidentiel en préparation au château de Versailles sous la houlette de Stéphane Courbit et Alain Ducasse –, c’est en revanche le style boutique qui anime l’hôtellerie de la capitale française. Inauguré en octobre près des Grands Boulevards, le Parister offre 45 chambres dans un immeuble de bureau reconverti en lieu design agrémenté d’œuvres d’art prêtées par la galerie Kamel Mennour. Autre exemple récent, le Louvre Piémont propose à peine 20 chambres dans un décor chic évoquant les années cinquante. De son côté, près de la gare Montparnasse, le dernier-né du groupe Elegancia, le BOB Hôtel – pour Business On Board – revisite l’hôtellerie d’affaires avec, c’est ultra tendance, un espace de coworking.