Madeleine de Grandmaison Présidente du Comité martiniquais du tourisme

Comment se porte le tourisme, et notamment le tourisme d’affaires, en Martinique ?

Madeleine de Grandmaison – Beaucoup mieux depuis 2002-2003. Pour sensibiliser la population, nous avons organisé les Journées du tourisme. Nous avons un rôle éducatif auprès des habitants. Je crois, par exemple, beaucoup au tourisme rural, aux produits de terroir et à leur authenticité, à cet intérieur qui a porté la culture martiniquaise. C’est ainsi que nous sommes passés dans les écoles, que nous avons rencontré les médias… Il faut qu’on installe ici dans les dix prochaines années une vraie culture touristique, car nous ne l’avons pas encore tout à fait. Et puis, bien sûr, nous sommes présents sur toutes sortes d’événements ; que ce soit ici, en Martinique, ou bien ailleurs, sur les grands salons comme l’EIBTM, l’Imex, au Canada, à New York… Nous y présentons nos derniers produits, notamment ceux se rapportant au tourisme vert.

Pourquoi choisir la Martinique ?

M. de G. – Parce que c’est français ! Parce que c’est une destination sûre, et riche, aussi. Riche de culture, de paysages, de manifestations joyeuses comme le carnaval ou les courses de yoles. On peut tout faire ici, aussi bien aller à plage, nous en avons de magnifiques, que monter sur la montagne Pelée.

À votre avis quels sont les principaux freins vis-à-vis de la destination ?

M. de G. – Peut-être notre manque de rigueur, et encore… Mais avant tout, je crois que comme pour bien d’autres destinations, c’est l’économique qui prime. Et c’est vrai que la Martinique, c’est cher. Et puis, nous avons laissé vieillir notre image, tout ce côté sable et cocotiers qui, aujourd’hui, attire moins. Enfin, les autres îles, nos concurrentes en quelque sorte, se sont équipées.

Et quels sont vos “concurrents” ?

M. de G. – Je dirai Cuba. Ils ont une culture de congrès sans commune mesure avec la Guadeloupe ou la République dominicaine.