Molotov.tv : premier épisode dans l’Europe du streaming

L’Europe met fin aux frontières numériques pour les plateformes de streaming comme Netflix à partir du 1er avril. Molotov.tv vient de retirer ces barrières en amont de la date butoir.

Les application Molotov.tv
Les chaînes françaises sont désormais disponibles à l'étranger via l'application Molotov.tv © Molotov.tv

D’ici quelques jours, les voyageurs d’affaires n’auront plus à choisir entre terminer la dernière saison de leur série favorite ou aller parapher un contrat à Madrid. À partir du 1er avril, toutes les plateformes de streaming comme Netflix ou Canal+ se verront obligées de proposer aux utilisateurs européens le même contenu qu’ils soient dans leur pays de résidence ou en déplacement dans l’UE.

Molotov.tv, qui revendique 5 millions d’utilisateurs, a anticipé cette nouvelle norme et propose déjà ce service depuis le 20 mars. Pour bénéficier de la compatibilité européenne, il faut détenir à minima la version « plus » de Molotov, facturée 3,99 euros par mois. De cette façon, l’application vérifie la nationalité de leurs utilisateurs via leur carte de paiement.

Une étape importante dans la suppression des obstacles au marché unique numérique

« La portabilité transfrontalière va accorder à nos utilisateurs une plus grande liberté et leur permettre de rester en contact avec les événements télévisuels français », se félicite David Blanc, Pdg de Molotov.tv. « Cette nouvelle possibilité va permettre à Molotov d’être utilisé pendant des moments de mobilité, de voyage, de vacances, où l’appétence aux contenus télévisuels est particulièrement forte et où des fonctionnalités comme celles que propose Molotov seront particulièrement pertinentes » poursuit-il.

Mettre fin aux frontières numériques en Europe

La nouvelle législation dépasse cependant le simple coup de pouce aux services de streaming. Elle s’inscrit dans une vision plus globale du numérique en Europe : « Il s’agit d’une nouvelle étape importante dans la suppression des obstacles au marché unique numérique, affirme Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du marché unique numérique. Il faut maintenant conclure des accords concernant nos autres propositions afin de moderniser les règles de l’UE en matière de droit d’auteur et d’offrir un plus large accès au contenu créatif à travers les frontières », poursuit-il.

Le projet permettrait de briser les frontières numériques qui séparent encore les 28 Etats membres. « Cette solution équilibrée est un signe encourageant pour nos efforts visant à construire un marché unique numérique qui offre de nouvelles possibilités à la fois pour les créateurs et les consommateurs », note le commissaire Tibor Navracsics, chargé de l’Éducation, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. L’an dernier, la fin des frais d’itinérance – ou « roaming » – avait posé la première pierre de ce « marché unique numérique », qui a déjà commencé à rendre les déplacements professionnels moins pénibles.