PC portables : la révolution des netbooks

Un nouveau type de pc portable s’impose dans le monde de l’ultraléger. Après les notebooks ou les ultraportables, voici donc les netbooks… compacts, simples et abordables, ils rencontrent un succès inversement proportionnel à leur taille.

Dans le monde de l’informatique portable, la compacité est vendue comme une caractéristique “premium”. Un ultraportable est fonctionnellement proche d’un portable classique, mais en plus fin, plus léger et… plus onéreux. En parallèle, l’immense majorité des utilisateurs ont des besoins simples, souvent satisfaits par un smartphone. Pour relever des mails, faire des travaux de bureautique intermédiaires et surfer sur le Web, un petit ordinateur peu puissant suffit largement.

Mini et basique

 C’est cette modestie des performances et des dimensions qui définit les netbooks. Leur processeur est peu véloce et, dans la plupart des cas, un Intel Atom 1,6 GHz est taillé pour les usages susmentionnés et économe en énergie. Il est le plus souvent secondé par 1 Go de mémoire vive, ce qui est largement assez pour faire fonctionner Linux, pour les utilisateurs ne pouvant se passer d’un environnement d’exploitation classique venant de Microsoft, ou de Windows XP. Ce dernier n’a plus droit de cité ailleurs, remplacé qu’il est par Vista. Sauf que XP est éprouvé, stable, léger, autant de choses que Vista n’est pas vraiment.
 La condition pour demeurer compact, c’est un écran de petite taille. Commençant à 7 pouces, les netbooks arborent en moyenne 9 ou 10 pouces. Même pour une utilisation épisodique, ces tailles semblent être un minimum. D’autant que la résolution est limitée, réduction des coûts oblige. Ils font donc l’impasse sur les lecteurs optiques. Une paire de ports USB, généralement une webcam, et surtout le wi-fi en version 802.11 b/g leur servent d’ouverture sur le monde.
 Pour ceux qui en veulent plus, les opérateurs mobiles se sont engouffrés dans la brèche : ils proposent des netbooks subventionnés en contrepartie de la souscription d’un abonnement 3G ou 3G+ (qui nécessite une clé USBmodem), pour une mobilité totale.
 Les marques proposent souvent plusieurs options de batteries, offrant de trois à six heures d’autonomie. Quant au prix, il semble se stabiliser entre 300 et 400 euros pour un 10 pouces, avec des caractéristiques standard.
 Car voilà le plus étrange : ils se ressemblent tous. Processeur, RAM, OS, écran, poids, rien ne ressemble plus à un netbook qu’un autre netbook. Où se fait la différence ? Sur le toucher du clavier, le système d’exploitation et sur la mémoire de stockage.

Chercher la différence

 Les versions les moins chères embarquent un disque dur classique, entre 80 et 160 Go. Mais ils consomment de l’énergie pour fonctionner. C’est pourquoi les marques proposent en option un SSD, Solid State Drive, un disque fait de mémoire flash comme celle des baladeurs et des cartes mémoire. Un peu chers et de faible capacité, ils prolongent la durée de vie des batteries. Ces dernières sont parfois disponibles en plusieurs tailles : de 3 à 6 cellules.
 Mais attention ! À force de multiplier les options, un 10 pouces peu puissant peut approcher le prix d’un 15 pouces basique, deux à trois fois plus performant. Preuve s’il en fallait que l’attractivité du netbook, c’est réellement sa compacité. Quand le précurseur Asus lança son Eee PC il y a un an, se doutait-il qu’il allait ouvrir un nouveau segment de marché qui pèse aujourd’hui 10 % des ventes de portables (selon GFK) ? et que plus de quinze marques en proposeraient à leur catalogue ? Le succès dépasse probablement ses espérances.