PDA Frontières mobiles

Concurrencé de tous côtés, le PDA a su capitaliser sur son écran tactile en intégrant des fonctions de téléphonie. Les derniers modèles donnent accès à une pléthore de réseaux et de fonctionnalités. Mais l’objet reste massif et conviendra à des utilisateurs intensifs. Revue de détail d’une catégorie hybride.

Le métissage technologique n’a pas de limites. Allier les fonctions de communication par réseaux sans fil et celles d’un organiseur a engendré plusieurs types de produits. Les PC portables rapetissent. Les PDA grossissent. Les UMPC sont pris entre les deux. Et le smartphone, caractérisé par son clavier alphanumérique ou alphabétique, attaque le PDA de front. La catégorie avait déjà été obligée de muter pour se doter de fonctions GSM. Et de fait, on ne trouve plus qu’une poignée d’organiseurs numériques qui ne sont pas des téléphones. Même les environnements d’exploitation ont brouillé les cartes. Windows Mobile se greffe volontiers sur un petit smartphone, aussi bien que sur un gros organiseur communicant. Idem pour les interfaces tactiles. Grande tendance de l’année 2007, les écrans pilotables du bout du doigt ou du stylet se sont multipliés. Longtemps l’apanage des PDA, ils équipent également les smartphones.

Puissance et réseaux.

Par conséquent, définir un PDA est risqué. À tout moment, un nouveau produit peut venir bouleverser les classifications.
Restent aujourd’hui quelques certitudes. Un PDA dispose d’un grand écran tactile (plus de 3 pouces). Il est équipé de fonctions d’organiseur (agenda, contacts…), de gestion basique de documents (texte, tableur) et d’une puissance suffisante pour un usage professionnel. À ce compte, il existe peu de modèles sur le marché. Mais leur niveau d’équipement est à la hauteur. L’Internet sans fil et la messagerie électronique sont indispensables. La question est plutôt : à quelle vitesse sont-ils accessibles. La 3G et son débit maximum réel de 380 kbps a vite été complétée par son évolution, le HSDPA (autour de 3 Mbps). Celui-ci a par la suite évolué en HSUPA, qui envoie les informations presque aussi vite qu’il les reçoit. Et le wi-fi est disponible dans sa variante rapide (802.11g), à l’instar des PC portables. Bref, la vitesse d’acquisition des données est plus que confortable. L’enjeu réside dans leur traitement. Le multi-task, ou comment afficher une page web, rarement taillée pour un petit écran, nécessite un processeur puissant et de la mémoire vive en abondance. Sinon l’effet de rapidité des réseaux est diminué. Tout processeur sous la barre des 400 MHz se révèlera vite insuffisant, de même qu’une mémoire vive inférieure à 128 Mo.

GPS en kit.

Principalement à cause de leurs écrans tactiles, les PDA sont grands. La tendance montante du GPS en a profité pour s’installer à bas prix dans les produits fabriqués par Acer, Asus, Mio et autres leaders de ce marché qui ont ainsi vécu une seconde jeunesse. Les fabricants de microprocesseurs proposent des puces combinant réseaux de données et GPS. La navigation est donc toujours un point fort des PDA. Mais attention, le récepteur des ondes satellites ne suffit pas. Il faut également des cartes et un logiciel pour y naviguer. Et là, tout existe, du tout intégré au tout à acheter. Les GPS sur PDA sont parfois livrés en kit. Seule certitude, avec la puce, ils embarquent… le potentiel.