PMU : quand l’évènementiel rejoint le service des achats généraux

Premier opérateur de paris en France, le PMU compte 1 400 collaborateurs. Entre les paris hippiques, les paris sportifs et le poker en ligne, cette société a enregistré un volume d’affaires de 10 milliards d’euros en 2011. Son service des achats généraux vient de voir son domaine d’actions élargi aux dépenses événementielles. Le point avec David Krasy, responsable des achats généraux.

Avant que le service des achats généraux ne soit en charge du budget MICE, qui s’occupait de ce poste au sein du PMU ?

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David Krasy – Jusqu’à la fin de l’année 2011, la gestion des divers événements – conventions, séminaires, journées d’études – incombait aux services qui les organisaient. Il s’agissait essentiellement des directions commerciale, marketing et communication. Par exemple, nous réunissons chaque année à Paris tous nos commerciaux régionaux et ceux de nos agences. Des journées d’étude destinées à motiver les équipes sont également organisées. Auparavant le service des achats généraux se limitait à passer commande de ces manifestations.

 

Depuis cette année, qu’apportent les changements d’organisation ?

D. K. – Comme nous cherchons à rationaliser ces dépenses, les prescripteurs en interne doivent désormais s’adresser en priorité à des prestataires référencés pour effectuer des devis. Il n’est plus question de décider en ordre dispersé. Le fait d’intervenir très en amont, et non plus seulement de valider des commandes, nous permet de globaliser nos besoins. Par conséquent, nous pouvons interroger des chaînes hôtelières sur un certain volume prévisionnel de chambres nécessaires lors de nos réunions professionnelles. L’idéal consiste à réserver des salles de réunions au sein d’établissements gros porteurs. Mais la disponibilité n’est pas toujours au rendez-vous. Ainsi l’an dernier, l’une de nos conventions a coïncidé avec la Fashion Week. Sur quatre jours et trois nuits, deux cents collaborateurs ont dormi au Novotel Tour Eiffel. Mais, faute de salles de réunions disponibles dans cet établissement, les séances de travail se sont déroulées sur un bateau des Yachts de Paris.
 

À terme, voyez-vous une interférence entre votre politique voyages et celle relative aux événements ?

 D. K. – Absolument aucune. En matière de déplacements professionnels, nous avons codifié une politique voyages et nous pouvons recourir à des outils de réservation en ligne. En revanche, la réservation de lieux pour réaliser des événements demande du sur-mesure. Le budget de ce type de manifestation est par ailleurs subdvisé en plusieurs postes : transports, hébergement, restauration, vidéo, animation. Aussi nous travaillons sur la base d’une enveloppe globale par événement.