Premium Voyageur : Plus qu’une classe intermédiaire

Lancée sur les vols à destination de New York le 25 octobre dernier, puis sur Tokyo et Osaka le 16 novembre, la classe Premium Voyageur d’Air France marque des points et fait gagner des miles. “Voyages d’affaires” a testé… et apprécié.

Paris-Tokyo : un long voyage de 14 heures 30 en Premium, une succession d’avantages qui font de cette nouvelle classe Air France une aubaine pour le voyageur d’affaires. Car si cette classe intermédiaire permet d’abord aux entreprises de réduire leur budget transport – avec la possibilité de cumuler jusqu’à 25 % de miles en plus –, ses services inspirés de la classe affaires rassurent des passagers qui, compte tenu des restrictions généralisées, craignaient de se voir relégués à l’arrière de l’appareil.

Premier bonus au sol : l’enregistrement à un comptoir prioritaire et l’étiquetage spécial des bagages pour une livraison rapide à l’arrivée. Deuxième avantage : le salon affaires, ouvert aux membres Élite plus du programme Flying Blue et auquel les autres voyageurs peuvent accéder pour un supplément de 35 euros. Dernier privilège : comme en première ou en affaires, les passagers embarquent à leur guise.

En cabine, cela sent bon le cuir neuf, proposé ici dans des couleurs apaisantes : du beige pour les repose-tête, en cuir donc, du bleu profond pour les sièges logés dans une coque fixe préservant l’intimité de chacun. D’après la compagnie, le passager dispose de 40 % d’espace supplémentaire. Certes, nul ne vérifie au mètre ruban, mais il le constate à l’œil nu et surtout jambes tendues. Pas de contorsions dans ces sièges-là, ni de tassements inconfortables, avec un repose-pied qui se surélève et un dossier à inclinaison de 123°. Avec la commodité d’une tablette dépliable extralarge qui peut accueillir à la fois ordinateur portable et documents papier à consulter. Et une prise électrique très accessible pour la recharge des appareils électroniques. Une quantité de détails pratiques, donc. Le plus brillant de tous : la liseuse à tige réglable diffusant une lumière douce et légèrement bleutée.

Entre business et éco

Côté service à bord, on réprime une légère frustration en entendant le choc des verres, avant le décollage, de ses voisins assis en section affaires. On se console en faisant l’inventaire de la trousse d’accueil aux couleurs brunes assorties à la couverture pure laine (la même qu’en affaires) : une crème hydratante Clarins, des chaussettes, un masque de repos, de vrais bouchons d’oreilles en silicone et une brosse à dents. On peut aussi tuer le temps en testant le casque intégré (sans attendre la distribution par l’hôtesse) spécifiquement conçu pour bloquer les sons extérieurs. En vol, ce petit gadget est une bénédiction : fini les oreillettes qui font mal et qu’on n’arrive pas à fixer, exit le bourdonnement obligeant à monter le son. L’oreille est en paix, l’œil aussi. Alors, on peut profiter du programme de divertissement de 500 heures, diffusé sur écran large (26 cm). Tout de même, le passager Premium ne devra pas se montrer trop gourmet. Car il doit comprendre qu’avec des privilèges dignes d’une vraie business, il n’ait droit qu’aux plaisirs d’un plateau-repas identique à celui de ses voisins… de derrière, en classe économique. Il profitera néanmoins d’un service prioritaire lui permettant de choisir entre les deux plats proposés.

Mais est-ce bien important ? À l’arrivée, il récupère ses bagages en un temps record, comme les passagers des classes business et first, ce qui lui permet d’arriver aux taxis avant la foule. Car à Tokyo comme ailleurs, le temps, c’est de l’argent.