Quelques initiatives originales pour réduire l’impact du transport aérien sur l’environnement.

Du fuel à base d’algues

Les matières premières oléagineuses forment la base des biocarburants, les seuls dont la matière première peut absorber le CO2 contenu dans l’atmosphère. Au cours des deux dernières années, Boeing a travaillé en coopération avec de nombreux transporteurs pour la mise au point d’un biocarburant offrant des caractéristiques similaires au kérosène. La production de biocombustible à base d’algues est préférée à celle à base de soja, dont la culture extensive a déjà contribué à la déforestation de certains territoires, notamment au Brésil.

Aéroports

Selon le Central Europan Institute of Technology (CEIT), basé à Vienne, les aéroports européens comptent parmi les plus efficaces pour la réduction des émissions de CO2. La palme de l’environnement revient à Stockholm-Arlanda, en tête sur 440 plates-formes : 35 % des taxis sur l’aéroport sont des véhicules hybrides ou roulant aux biocarburants, réduisant les émissions de monoxyde de carbone de 3,77 tonnes ; en 2011, 100 % des taxis seront des véhicules propres. L’aéroport d’Arlanda poursuit aussi une politique de production d’électricité verte (énergies renouvelables) et fait fonctionner ses unités de réfrigération en recyclant l’eau d’un lac proche. La consommation de CO2 a ainsi baissé de 20 % depuis 2005. Des cellules solaires emmagasinent l’énergie à Munich et Stuttgart. Paris a mis en service des véhicules utilitaires électriques et de plus en plus d’aéroports favorisent les transports publics. En France, après Strasbourg en décembre 2008, Lyon sera relié cet été par le tramway à son aéroport.

Mieux sensibiliser les passagers

La compagnie aérienne low cost française transavia.com a lancé un concept original pour sensibiliser les passagers à la consommation d’un avion. À chaque vol, le commandant de bord annonce désormais la consommation sur la base des données réelles du vol en prenant en compte des paramètres comme le taux de remplissage ou les conditions météo. Autre innovation du même transporteur : le covoiturage gratuit pour se rendre à l’aéroport. Dans un souci économique, mais aussi écologique !

Atterrissage progressif

Depuis deux ans, la compagnie SAS Scandinavian Airlines effectue des atterrissages verts, c’est-à-dire avec une approche progressive, palier par palier, vers l’aéroport. Cette descente graduelle permet d’économiser de 50 à 150 kg de kérosène et de 160 à 470 kg de CO2. De plus, cette procédure entraîne une réduction substantielle du bruit pour les riverains. Expérimenté à Stockholm et Oslo, le système sera étendu d’ici à 2013 à 100 aéroports européens grâce à un partenariat entre aéroports, autorités du contrôle aérien et IATA. Les compagnies aériennes pourront ainsi économiser 150000 tonnes de carburant et 500000 tonnes de CO2.