Kiev : le rebond de l’Euro

Recontre avec Thibaud Podevin, chargé du programme commercial sponsoring et hospitalité de l’Euro 2012

L’Euro 2012. Qu’est-ce que cela va changer pour Kiev ?

Énormément de choses. L’offre d’hébergement a été multipliée par trois ou quatre du fait de la tenue de ce tournoi. Les infra structures aéroportuaires ont été revues, avec deux nouveaux terminaux à Boryspil et d’importantes rénovations à Zhulyany, le second aéroport. À côté de ça, les services de taxi ont gagné en professionnalisme, les navettes au départ de l’aéroport sont plus fréquentes, et des indications en anglais ont été installées dans le métro. Il n’y avait jamais eu autant de changements depuis trente ans dans le pays.
 

Et côté hôtels ?

Entre le Sheraton, qui va ouvrir dans l’enceinte du stade Olimpinski, le Holiday Inn ou encore le Fairmont, plus d’une dizaine d’hôtels de première catégorie viennent d’être inaugurés ou s’apprêtent à ouvrir leurs portes à Kiev. On observe le même phénomène à Donetsk, Lviv et Kharkov, les autres villes ukrainiennes qui accueillent le tournoi.
 

Kiev a la réputation d’être une destination relativement chère. Est-ce toujours le cas ?

Les prix trop élevés provenaient probablement de la rareté de l’offre et je pense que cela va rapidement se rééquilibrer après l’Euro 2012, au regard du nombre d’hôtels qui ouvrent. Pour le reste, la ville reste assez accessible et il y a de plus en plus de restaurants de bonne qualité où les tarifs ne sont pas extravagants.

Kiev : le rebond de l’Euro