Regard – Andy Costa : en piste pour le vert

Écologiste, écoreporter, écoentrepreneur, ambassadeur du vélo en Afrique et dirigeant de la fondation MyDream For Africa, Andy Costa voit en Abidjan la nouvelle capitale africaine de l’écologie.

Andy-Costa

Son casque cycliste vert est devenu sa signature, reconnue aujourd’hui par toute la Côte d’Ivoire, et au-delà. De son émission TV quotidienne aux réceptions officielles, en passant par des salons comme VivaTech à Paris, le costume change, jamais le couvre-chef. Pourtant, Andy Costa a bien des casquettes. “Écologiste, écoreporter, écoentrepreneur, ambassadeur du vélo en Afrique”, il est aussi et surtout la tête pensante de la fondation MyDream For Africa.

Abidjan est devenu un hub et s’impose comme la capitale africaine de l’écologie, avec de nombreux événements consacrés au développement durable.

Témoin privilégié de la métamorphose abidjanaise, il est confiant dans l’avenir de la capitale économique ivoirienne. “Je suis très optimiste pour le futur proche, notamment grâce aux facteurs sécuritaires et économiques. Abidjan est devenu un hub et s’impose comme la capitale africaine de l’écologie, avec de nombreux événements consacrés au développement durable”, décrit Andy Costa. Le patron de My Dream for Africa en est convaincu : le quartier d’affaires va changer, et les employés qui y travaillent vont adapter leurs habitudes. Et de citer ce fonctionnaire américain qui se rend quotidiennement en vélo à l’ambassade ou ces salariés de la Banque Africaine de Développement qui ont également pris le virage. À bicyclette…

Au-delà des cas individuels, c’est bien sûr au niveau politique que se joue la course contre les émissions de CO2. Et les premières victoires d’étape sont déjà au rendez-vous. Les projets qui sortent de terre intègrent désormais des pistes cyclables à l’image de la promenade de Grand Bassam, et bientôt de la baie de Cocody. Quant à l’université Felix Houphouët-Boigny, 500 vélos en libre-service y seront proposés dès 2020. “C’est un choix stratégique, explique-t-il, car les étudiants sont les futurs leaders en matière de climat.”