Rencontre : Élisabeth Borne, PDG de la RATP

Elisabeth Borne

Rendre les déplacements plus simples

De quels changements les Franciliens vont-ils pouvoir bénéficier dans les années à venir ?

Élisabeth Borne – Si le réseau parisien est aujourd’hui l’un des mieux maillés au monde, il existe encore un vrai besoin d’infrastructures dès qu’on s’éloigne de l’agglomération. Le futur Grand Paris Express, avec 200 km de nouvelles lignes, va favoriser les déplacements de banlieue à banlieue. En attendant, les prolongements de lignes de métro – quatre sont actuellement en cours – et le développement accéléré du réseau de tramway, dont la taille a triplé depuis 2012, contribuent déjà à répondre à cette problématique.

Comment favoriser une baisse de l’usage des véhicules et un trafic plus fluide en région parisienne ?

E. B. – Au-delà du coût du transport qui doit rester attractif, il nous appartient à nous, opérateur de transport, d’améliorer la qualité du service, de rendre les déplacements toujours plus simples, de manière à inciter encore plus de gens à délaisser leur voiture au profit des transports collectifs. C’est pour cela que nous menons, grâce au soutien de la STIF, une politique d’investissements sans précédent, avec 8,5 milliards d’euros programmés sur les cinq prochaines années.

Comment envisagez-vous votre rôle de présidente, à un moment clé dans l’histoire de la RATP ?

E. B. – L’ouverture à la concurrence en Ile-de-France, effective pour toute nouvelle ligne depuis 2009, nous oblige à nous dépasser, à proposer les meilleurs standards internationaux. Dans cette optique, j’ai retenu trois priorités pour la RATP : viser l’excellence au service des voyageurs, innover et être un acteur incontournable de la ville durable. Nous allons devenir le leader mondial du bus propre, à l’horizon 2025, avec 80 % de notre flotte constituée de bus électriques et 20 % de bus au biogaz.