Luxembourg

Roland Pinnel, directeur du Luxembourg City Tourist Office

Quelle est la place du tourisme d’affaires à Luxembourg-Ville ?

Roland Pinnel – On estime que trois quarts environ de nos visiteurs sont des voyageurs d’affaires. Nous sommes un centre financier et politique international, et cela rejaillit sur la nature de nos visiteurs et sur notre calendrier. La ville bat son plein an avril, juin et octobre, lorsque le Conseil des ministres européen nous amène près de 2000 personnes. Ce sont des périodes de gros creux pendant le week-end… D’autant plus que nous avons désormais une capacité d’hébergement de 6000 personnes environ.

Luxembourg est cependant encore mal identifiée dans le reste de l’Europe. Comment expliquez-vous cela ?

R. P. – Comparons ce qui est comparable : Luxembourg est quand même mieux connue qu’une ville “ordinaire” de 85000 habitants. Au sein de la quadropole (Metz-Sarrebruck- Trêves-Luxembourg) autour de laquelle s’organise la “Grande région” (NDLR : entité regroupant la Lorraine, la Rhénanie-Palatinat, la Sarre, le Luxembourg et la Région wallonne), nous sommes certes la plus petite ville, mais la seule à bénéficier du statut de capitale d’un pays souverain. Autre avantage : beaucoup de pays ont exercé leur souveraineté sur la “ville-forteresse” et leurs ressortissants peuvent facilement retrouver ici une histoire qui leur est familière. Cela est plus vrai encore pour les francophones, car le français reste la langue véhiculaire.

Avez-vous bénéficié du développement des facilités d’accès ?

R. P. – Oui. Pour le ferroviaire, l’impact du TGV Est a été sensible. Pour l’aérien, nous venons d’inaugurer une nouvelle aérogare qui nous permet de passer de 1,3 à 3 millions de passagers en capacité, avec le souci de développer de nouvelles lignes. Cela était d’autant plus nécessaire que nous devons composer avec la nouvelle concurrence de l’aéroport de Francfort-Hahn, en Rhénanie-Palatinat.

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