Seoul : dure époque pour les chaebols

L’agence Reuters rapportait en avril la désaffection croissante des Coréens pour les chaebols, ces conglomérats protéiformes, pourtant symboles de la puissance et de la prospérité économique du pays.

S’il est difficile de concevoir la vie en Corée sans eux, des téléphones LG ou Samsung jusqu’au séjour dans un hôtel Lotte ou un après-midi shopping dans un grand magasin Hyundai, les Coréens rejettent de plus en plus l’ingérence de ces énormes machines économiques dans leur quotidien. On les accuse de plus en plus de préserver leurs monopoles et d’user de trafic d’influence avec le monde politique. À la question posée lors d’un sondage “la conduite des chaebols est-elle morale ou non ?”, 74?% des personnes interrogées ont répondu par la négative.
Et en ont profité pour demander un plus grand engagement social des conglomérats dans le développement du pays. Depuis 2005, les chaebols font des efforts pour mieux se faire apprécier. Une démarche qui répond aux besoins d’humanisation de la société coréenne. Ainsi, les grands conglomérats ont désormais des programmes de responsabilité sociale (CSR). L’iconique Samsung multiplie par exemple les initiatives envers le grand public.

Le groupe soutient des programmes écologiques, une école de formation de chiens d’aveugle, ainsi qu’un musée pour enfants. Autre implication forte dans la vie locale : le très beau musée d’art moderne Leeum Samsung Art Gallery. Une philanthropie qui reste pourtant à améliorer. Le ticket d’entrée au musée d’art moderne est en effet très élevé, avec près de huit euros la visite de l’exposition permanente. On ne se refait pas !