Statistiques : l’envers du voyage

Carlson Wagonlit Travel a présenté, à la fin janvier, les résultats d’une étude mondiale – et originale – menée en partenariat avec KRC Research auprès de 2100 voyageurs d’affaires et 650 entreprises originaires d’Amérique, d’Asie-Pacifique et d’Europe. Une étude qui permet notamment de mieux cerner l’échelle des désagréments que rencontre tout voyageur d’affaires, qu’il vienne de Rio ou de Tokyo… n tête des “événements impactant négativement les déplacements d’affaires”, viennent les files d’attente dues aux contrôles de sécurité (inconvénient cité par 25 % des voyageurs), qui sont suivies de près par les retards de vols (24 %) et devancent étrangement l’élément pourtant fondamental de “l’équilibre vie professionnelle-vie privée” (21 %).

Une fois l’embarquement terminé, la mésaventure se poursuit, avec comme premier désagrément les passagers qui font monter en cabine des bagages trop lourds (18 %), ce qui énerve particulièrement les Européens, les bébés qui pleurent (17 %), qui agacent plutôt les Asiatiques, et les voyageurs qui rangent leur bagage trop loin de leur siège (14 %) et exaspèrent surtout les Nord-Américains. Les joies du départ en voyage d’affaires sont, par ailleurs, assez nuancées selon la destination : 74 % des voyageurs rechignent à l’idée de se déplacer au Moyen-Orient, 53 % redoutent le voyage en Afrique et 46 % craignent d’être envoyés en Amérique latine.

Mais l’étude de Carlson Wagonlit Travel ne saurait se réduire à la dissection de cette tour de Babel des frileux et des ronchons. Car malgré tous ces “drames” qui pourrissent la vie des voyageurs d’affaires, ils sont encore 30 % à penser voyager plus en 2006 qu’en 2005, 48 % d’entre eux anticipant le même nombre de voyages. Quitte à souffrir le martyre…