Taksim, Istanbul

Bien sûr, Istanbul est une ville où les lieux de décisions économiques cultivent un étrange penchant pour la dispersion. Bien sûr, les grands buildings modernes fourrés aux bureaux classe A ont plutôt tendance à pousser du côté des quartiers de Maslak et de Levent. Mais la place Taksim et ses districts environnants (Beyoglu, Harbiye…) restent le cœur battant de la vie des affaires stambouliote et le siège de la plupart des grands hôtels et grands restaurants qui l’animent. Et l’animent d’autant plus qu’après avoir surmonté une crise majeure en 2001, la Turquie est redevenue un pays particulièrement dynamique, avec un taux de croissance annuel frôlant les 8 % sur la période 2002-2006.

Un développement qui attire logiquement l’attention des investisseurs et exportateurs français : les échanges franco-turcs ont franchi en 2006 la barre des 9 milliards d’euros et, selon la chambre de commerce française en Turquie, “les entreprises françaises représentent près de 6,6 % du capital étranger” en Turquie. Malgré les fortes incertitudes concernant l’issue du processus, l’ouverture de la négociation d’adhésion avec l’Union européenne, en octobre 2005, n’a fait qu’attirer l’attention des investisseurs français sur ce pays dont l’étrange nature topographique, à cheval sur deux continents, sollicite pour le moins la curiosité.