Taxe GDS : au tour d’Ukraine International Airlines

Ukraine International Airlines (UIA) emboîte le pas de Lufthansa, en introduisant une nouvelle taxe (YQ) de 9 dollars sur les réservations effectuées via un GDS.

UIA
UIA adopte à son tour une taxe GDS

La politique de vente directe – « direct connect » – adoptée en septembre 2015 par le groupe Lufthansa fait des émules. La compagnie Ukraine International Airlines (UIA) a décidé d’adopter le même modèle, en dévoilant le 14 avril l’introduction d’une nouvelle taxe sur les réservations effectuées par le biais d’un GDS (Global Distribution Systems).

augmentation constante des coûts GDS

« Suite à l’augmentation constante des coûts GDS (Global Distribution Systems), UIA applique désormais des frais de GDS pour toutes les réservations faites depuis le 13 avril 2017« , indique la compagnie ukrainienne dans un communiqué. Lequel précise : « Ces frais de GDS sont de 9USD par segment et s’appliquent sur l’ensemble des marchés et apparaissent automatiquement lors de la tarification. Ils sont matérialisés par le biais d’une taxe YQ. Toutes les réservations créées avant la mise en place de ces frais (12 avril 2017 inclus) peuvent être émises avec le tarif, taxes et frais annoncés à la date de la création du dossier jusqu’au 19 avril 2017« .

Des GDS trop gourmands ?

Lufthansa avait déjà créé la polémique en mettant en place un système équivalent, quoique plus onéreux : la taxe introduite en 2015 par le groupe allemand atteint 16 euros. Lufthansa avait alors, comme UIA aujourd’hui, dénoncé les frais imposés par les GDS : « Les coûts d’utilisation des systèmes de réservation (GDS) sont plusieurs fois supérieurs que pour les autres méthodes de réservation, comme notre propre portail en ligne. Au total, les coûts GDS annuels atteignent plusieurs centaines de millions d’euros pour le groupe Lufthansa« .

Certains professionnels – notamment les agences de voyages d’affaires, et bien sûr les GDS eux-mêmes – pouvaient alors craindre une généralisation de cette taxe GDS. « Pour CWT, il est impossible qu’une solution viable puisse éviter le paiement des 16 € de frais de distribution sans entraîner en parallèle une hausse des coûts pour maintenir le niveau de service actuel et la valeur offerte aux clients » avait notamment déploré la TMC, réaffirmant que « le GDS demeure la solution de distribution la plus efficace, la plus complète et la plus économique pour l’industrie du voyage d’affaires« . Il aura néanmoins fallu près de deux ans avant de voir un autre transporteur s’attaquer aux tarifs pratiqués par les systèmes de réservation. Reste à savoir si d’autres compagnies rejoindront Lufthansa et UIA dans leur démarche.