Thalys : cap sur le durable, à très grande vitesse

DR Thalys Photo Patrick Lazic
Agnès Ogier célébrant les 20 ans de Thalys à bord (DR Thalys Photo Patrick Lazic)

Quelques jours après avoir soufflé ses vingt bougies, Thalys se tourne déjà vers l’avenir : celui de la compagnie ferroviaire, bien sûr, mais aussi et surtout celui de la planète. Car la Semaine Européenne de la Mobilité débute le 16 septembre, et le transporteur bien connu des voyageurs d’affaires entend bien placer l’événement sous le signe du développement durable. La démarche n’est pas anodine pour Thalys, qui a fait du respect de l’environnement l’un de ses credo depuis plusieurs années. D’ailleurs, il y a déjà quelques temps de cela, la compagnie avait fixé le cap de 2020 dans le cadre du programme Science Based Targets : d’ici là, Thalys entend avoir réduit ses émissions à hauteur de 40%.

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La réduction des émissions de CO2 a pour horizon 2020 chez Thalys

La compagnie ferroviaire est sur les bons rails, elle qui affiche un bilan carbone de plus en plus flatteur : ses émissions ont atteint l’an dernier 51 243 tonnes eq. CO2, soit 14 000 de moins qu’en 2008 (-22%). Ces efforts tendent –bien évidemment – à réduire l’impact des déplacements sur l’environnement. Mais ils participent aussi de la concurrence de plus vive entre le train et l’avion. Une lutte dont le rail sort logiquement vainqueur, malgré les efforts fournis par les compagnies aériennes à travers le recours à des appareils moins polluants. Thalys rappelle ainsi qu’un voyage à bord de ses célèbres trains rouges émet en moyenne dix fois moins de CO2 qu’en avion, et huit fois moins qu’en voiture.

Le premier moyen à mettre au service de l’environnement, c’est l’ambition

Pourtant, les dirigeants de la compagnie ne se satisfont pas de cet état de fait : « L’engagement environnemental est dans l’ADN de Thalys en tant que solution de transport collective, mais les enjeux climatiques exigent d’aller au-delà et de se mettre réellement en marche avec ambition », souligne ainsi Agnès Ogier, directrice générale de Thalys. « Dans ce cadre, notre objectif est double : d’une part il s’agit de faire préférer le train, qui est incontestablement la meilleure solution de transport entre toutes nos destinations ; d’autre part il nous faut challenger notre bilan carbone, avec exigence. Nos clients sont en attente de solutions performantes ; nous avons choisi de nous associer aux meilleurs experts pour aller le plus loin possible. Le premier moyen à mettre au service de l’environnement, c’est l’ambition » ajoute-t-elle.

Thalys est donc maintenant tourné vers les prochaines étapes de sa démarche environnementale. Plusieurs dossiers sont évoqués : l’énergie des rames, à travers le renforcement de l’éco-conduite, l’équipement en compteurs d’énergie, ainsi que la réduction des consommations en éclairage, en chauffage et en climatisation. L’optimisation du taux de remplissage et le décarbonnage du mix électrique sont aussi ciblés, ce qui passera par une bonne coordination avec les partenaires de la compagnie.

Le passager aura lui aussi son rôle à jouer, dans la mesure où les émissions carbonées de Thalys proviennent aussi de la restauration. La compagnie ferroviaire entend donc poursuivre ses efforts conduits en vue de privilégier les fruits et légumes de saison, régionaux, bio, en favorisant la viande blanche et le poisson, ainsi que les plats végétariens. Qu’on se le dise : la réduction de l’empreinte carbone est bien l’affaire de tous, et ce même à très grande vitesse…