Trainline pointe les enjeux de l’open data

Alors que la loi Macron de 2015 devait rendre libres d’accès les données de transport, beaucoup de transporteurs n’ont pas encore partagé leurs précieuses "data". Trainline a rassemblé jeudi différents acteurs du dossier à l’occasion d’une table ronde consacrée aux enjeux de l’open data.
Trainline a organisé jeudi une table ronde consacrée aux enjeux de l’open data

Pour mieux saisir les enjeux de l’open data dans le domaine de la mobilité, Trainline a organisé le 11 octobre une table ronde abordant les différents aspects du dossier. Audrey Détrie, directrice France et Benelux de Trainline, n’a pas manqué de souligner les avantages qu’offrirait aux voyageurs un libre accès aux données des transporteurs publics et privés. L’open data leur permettrait d’abord d’organiser leur trajet via un accès à toutes les possibilités de transports, qu’ils soient européens, nationaux, régionaux ou même locaux, et ce depuis une seule et même application. De plus, l’accès aux plans et aux équipements des gares ou des aéroports leur permettrait d’optimiser leur temps de voyage. Par exemple, si un voyageur d’affaires sait que le wifi est disponible dans son terminal d’aéroport, il pourra prévoir de travailler en attendant son vol. L’open data offrirait aussi la possibilité d’accéder aux données de transport en temps réel, comme le retard d’un train ou la géolocalisation d’un métro. La réactivité des services clients, qui pourraient par exemple anticiper les demandes de remboursement, compte aussi parmi les enjeux mis en lumière par Audrey Détrie.

Des territoires plus attractifs

Pour Carl Anderson, directeur général de Trainline, la libéralisation des données liées à la mobilité contribuerait améliorer l’attractivité des territoires grâce à une meilleure connaissance des transports disponibles. Pour Ishan Bhojwani, en charge de l’ouverture des données pour transport.data.gouv.fr, l’objectif est de convertir les responsables des différents territoires à l’ouverture, et de regrouper ces données sur le site de l’Etat. Pour l’heure, seules 53 agglomérations l’ont déjà fait… Mais Ishan Bhojwani prévoit l’accès aux données statiques de tous les réseaux urbains de transport public courant 2019 : une dynamique que doit accélérer la future loi d’orientation des mobilités, non seulement auprès des acteurs publics mais aussi des opérateurs privés.