Plusieurs transporteurs aériens souhaitent des tests passagers sur l’Atlantique Nord

Quatre géants du transport aérien veulent réactiver au plus vite le marché transatlantique avec la mise en place de tests. Une supplique adressée aux dirigeants américains et européens.

Londres Heathrow est le plus important aéroport de l'axe transatlantique.

Mardi 21 juillet, quatre des plus importants transporteurs de la planète- American Airlines, IAG, Lufthansa et United Airlines– ont demandé à la Commission Européenne et à la Maison Blanche de mettre en place un programme de test des passagers pour determiner s’ils sont négatifs au COVID-19. Une telle mesure favoriserait une reprise des voyages entre les États-Unis et l’Europe. Les quatre transporteurs se sont adressés au vice-président américain Mike Pence et à Ylva Johansson, la commissaire européenne chargée des affaires intérieures.

« Nous reconnaissons que les tests présentent un certain nombre de défis, mais nous pensons qu’un programme d’essais pilotes pour le marché transatlantique pourrait être une excellente occasion de trouver les moyens de surmonter les obstacles et d’explorer toutes les solutions pour protéger la santé, renforcer la confiance et rétablir en toute sécurité le transport des passagers entre les États-Unis et l’Europe », expliquent les compagnies aériennes dans leur lettre.

L’axe nord-atlantique était avant le COVID l’un des plus importants et lucratifs du monde mais il a été décimé par la pandémie. Cette dernière s’est en effet traduite par le verrouillage presque total des frontières entre les Etats-Unis et l’Europe.

Selon les données de IATA, ce marche générait 46 millions de US dollars de recettes par jour en moyenne l’an passé. En janvier, le marché offrait 4,7 millions de sièges pour près de 13,000 vols par mois. A fin juin, ce chiffre atteignait à peine le million ou 2,200 vols par mois. La seule Air France enregistre par exemple une baisse de 78,6% du nombre de ses vols. De 748 fréquences mensuelles en janvier sur l’Atlantique Nord, ce chiffre est tombé à 160 vols en juillet. L’aggravation de la pandémie aux Etats-Unis devrait cependant se traduire à court terme par de nouvelles baisses de capacités.