Les transports publics, un casse-tête au Japon au temps du covid

D'après le Japan Times, les autorités nippones ne savent pas comment empêcher les voyageurs en provenance de l'étranger d'utiliser les transports publics, pour éviter la création de clusters.
Le Narita Express (Photo/ Nanashinodenshaku-CC BY-SA 3.0)

Le Japan Times relate que l’ouverture partielle des frontières japonaises aux voyageurs en provenance de certains pays pourraient être un facteur de propagation de la pandémie de covid. Les voyageurs revenant de zones à risque doivent obligatoirement se confiner durant 14 jours. Même s’ils sont munis d’un test PCR négatif au covid effectué à leur arrivée dans un aéroport japonais.

Normalement, interdiction est faite d’utiliser les transports publics pour se rendre dans son lieu de quarantaine. Seul hic pour de nombreux voyageurs : le coût exorbitant d’un transfert en voiture individuelle, un coût qui peut dépasser facilement les 150 euros… Les autorités ont donc repéré des voyageurs utilisant trains et bus pour rejoindre Tokyo. D’autant qu’il n’existe pas de sanction pour les contrevenants.

Le Japan Times rapporte que l’aéroport de Tokyo Narita a décidé par exemple de diffuser une annonce en quatre langues – japonais, anglais, chinois et coréen demandant aux voyageurs arrivant de l’étranger d’éviter les transports publics. « On ne parle pas de ruée sur les transports en commun mais certains chefs de gare et employés d’aéroport ont rapporté avoir vu des voyageurs« , indiquait au journal un porte-parole de Narita.

Prendre ou ne pas prendre le train?

Les autorités ont d’abord pensé demander aux voyageurs en quarantaine de se rendre dans des hôtels à proximité des aéroports. Mais les hôtels y sont également très chers. Les autorités japonaises songent maintenant à réorganiser les transferts des voyageurs. Le gouvernement envisagerait de leur permettre d’utiliser le train pour quitter les aéroports. Mais ils devraient se confiner dans certains wagons désignés, selon le quotidien économique Nikkei.

Le ministère des transports a demandé également à l’Airport Transport Service Co. de mettre en place des navettes. Elles circulent entre les aéroports de Narita et de Haneda ainsi que vers une douzaine d’hôtels de Tokyo. Ce qui permettrait d’éviter des frais de taxi élevés, selon Keita Yamamoto, fonctionnaire du ministère. Le service doit débuter ce 16 décembre, selon l’opérateur de bus de l’aéroport.

« Le risque va s’aggraver non seulement vers la fin de l’année, mais aussi pour les Jeux olympiques, le gouvernement étant sans doute déterminé à attirer les visiteurs étrangers« , expliquait au Japan Times Tetsuya Matsumoto, professeur d’études de santé publique spécialisé dans les maladies infectieuses. Le vaccin serait la solution aux angoisses des Japonais. Et ce serait un joli cadeau de Noël !