Baromètre Expensya : l’impact de la crise révélé par les notes de frais

Expensya publie un baromètre basé sur les notes de frais traitées par sa plateforme, et permettant de mieux identifier l’impact de la crise sur les déplacements professionnels et les nouvelles habitudes des salariés et de leur entreprise.
Expensya
Expensya a analysé plus de 100 millions d'euros de notes de frais pour identifier l'impact de la crise sur les dépenses liées aux déplacements professionnels

Plus de 100 millions d’euros de dépenses ont été passés au crible par Expensya pour publier un baromètre qui permet de mieux comprendre les mutations engagées au sein des entreprises en termes de voyage d’affaires. Forcément, cette photographie du business travel n’a pas grand-chose à voir avec les précédentes études publiées par Expensa dans le « monde d’avant », et l’hôtellerie compte bien sûr parmi les grands perdants de l’année 2020. Habituellement en tête des dépenses, l’hébergement est tombé en dernière position du classement. L’hôtellerie représente cette année 11,85% du budget et 4,46% des factures, alors qu’il mobilisait 17% des dépenses en 2019, et 4,46% des factures.

Dans l’aérien, la tendance est aussi à un net recul : « Le nombre de frais relatifs au transport aérien a connu une baisse remarquable en 2020 : ceci est dû aux restrictions de voyage imposées par plus de 200 pays pour limiter la propagation du coronavirus », indiquent les auteurs du baromètre. Les billets d’avion ont donc pesé pour 3,52% du budget total dépensé en notes de frais, et représentaient cette année 0,67% du nombre de factures. Quant aux compagnies les plus plébiscitées sur le marché français, Air France conserve la tête, easyJet (2e) passant devant Lufthansa (3e) sur le podium.

A l’inverse, le transport terrestre semble avoir été privilégié par les professionnels, tout du moins le volet automobile. Les déplacements en voiture se sont même hissés à la deuxième place des catégories de dépense, toujours dominé par les frais de repas – lesquels représentent 42% des factures analysées. Le baromètre Expensya souligne notamment que le montant total dépensé en frais kilométriques a doublé avec un nombre de transactions également à la hausse (+24,52%). Les frais de péage (+2%), de parkings et de carburant (+5%) confirment le recours à la voiture. « Il semblerait qu’avec la crise liée au coronavirus et la limitation des transports en commun dans certaines zones, les professionnels français empruntent leurs propres véhicules pour se déplacer », pointent les auteurs du rapport. A l’inverse, les autres modes de transport terrestre ont été délaissés, notamment le train qui chute à la dernière place de cette catégorie de dépense, ou les transports en commun qui enregistrent une baisse tant au niveau du montant total (-4,5%) que du nombre de factures (-6,38%).

Enfin, l’autre enseignement du baromètre Expensya ne concerne pas la mobilité des professionnels, mais au contraire leur sédentarité… En effet, le rapport semble confirmer les investissements consentis par les entreprises pour la mise en place du télétravail. Ainsi, les « frais de services et utilités » ont mobilisé 12,78% du montant total dépensé, profitant principalement à La Poste, Orange et Free. Vient ensuite la catégorie « équipements » (12%), porté par Amazon, Leroy Merlin et la FNAC. « Nous remarquons une hausse des frais de services, utilités et d’achat d’équipements. Cette tendance à la hausse est certainement due à la généralisation du télétravail au sein de plusieurs sociétés même après la levée du premier confinement. Pour aborder le mieux possible cette période, les collaborateurs se sont préparés pour pouvoir assurer leurs activités professionnelles depuis chez eux : aménagement de l’espace de travail, acquisition de matériel, mise au point de moyens efficaces pour la communication à distance. Ceci explique l’augmentation des notes de frais passées en services, utilités et équipements », analysent les auteurs du baromètre Expensya.