« Une démarche écologique très avant-gardiste » : Thierry jacquet, Phytorestore

Thierry jacquet est le président et fondateur de Phytorestore, société de traitement de la pollution par les plantes.  

En quoi Wuhan est-elle une ville particulièrement intéressante pour une entreprise écologique ?

T. J. – Wuhan a été choisie par la Commission du développement durable en Chine pour mettre en place une démarche globale, en créant notamment un éco-quartier bioclimatique de 50 000 habitants sur lequel nous avons travaillé, avec une stratégie axée sur l’eau. Dans ce quartier, inauguré en 2007, des parkings sont situés à proximité des futures gares de RER et des ruelles entièrement piétonnes ont été prévues. Cette démarche reste aujourd’hui très avant-gardiste pour la Chine, et même pour la France.
 
Wuhan est donc pionnière en la matière ?
T. J. – 100 à 200 projets d’éco quartiers sont en cours en Chine, mais très peu ont encore vu le jour, à l’image de l’île de Dongtang à Shanghai. Dans les grandes villes, les pressions immobilières sont trop fortes pour que des éco-quartiers, à plus faible densité que les grandes tours, puissent être réalisés. Wuhan reste à part, mais sa démarche va faire des émules, surtout au niveau des provinces non urbaines.
 
Êtes-vous présent en priorité sur le marché chinois ?
T. J. – Phytorestore fait 70 % de son chiffre d’affaires à l’étranger avec des équipes en France, bien sûr, mais aussi au Brésil, au Maghreb et en Chine. La Chine a un très bon potentiel, mais il faut toujours y démontrer la pertinence économique des solutions proposées. C’est ce qui prime avant toute chose dans ce pays. À Wuhan, tout n’a pas été réalisé comme prévu initialement, mais l’esprit a été respecté.