L’Union Européenne veut simplifier les règles de voyage

Pour éviter une cacophonie entre les pays de l'Union Européenne avec la réouverture des frontières, le Commissaire Européen à la Justice souhaite que des règles encore plus claires soient appliquées afin d'éviter toute confusion pour les voyageurs.
Union-européenne
La Commission européenne propose de rouvrir les frontières à l'international pour les voyageurs vaccinés.

Quarantaines ou pas même si l’on est vacciné, test effectué 48 heures ou 72 heures avant l’entrée sur un territoire: au cours des derniers mois de pandémie, les règles d’entrée d’un pays à l’autre ont souvent brillé par leur absence d’harmonisation. Une situation que l’Union Européenne souhaite changer.

A tout juste un mois de l’entrée en vigueur du certificat numérique Covid le 1er juillet prochain, le Commissaire Européen à la Justice, Didier Reynders, a appelé de ses vœux à une harmonisation des règles afin de faciliter la vie des voyageurs au sein de l’Union.

Les résidents de l’UE ayant complété leur vaccination devraient ainsi être exemptés de la quarantaine Covid-19 lorsqu’ils voyagent à l’intérieur de l’Union, a insisté la Commission européenne lundi. Celle-ci a réitéré ses recommandations à la fin de la semaine dernière sur l’application des mesures liées au certificat numérique Covid. Les uns après les autres, les parlements des 27 approuvent l’entrée en vigueur de ce certificat.

Dès le 1er juillet, l’Union européenne souhaite que le certificat Covid soit utilisé pour permettre aux voyageurs à l’intérieur de l’UE d’éviter les exigences de test ou de quarantaine. En retour, ils devront prouver qu’ils sont entièrement vaccinés, qu’ils se sont rétablis d’une infection au Covid-19 ou qu’ils ont subi un test négatif récent. Pour la vaccination, elle doit avoir eu lieu deux semaines avant le voyage.

Un site internet de la Commission – appelé « passerelle » – permet aux agents frontaliers et autres fonctionnaires de vérifier la validité des certificats. Il est opérationnel depuis ce 1er juin.

« Ces dernières semaines, la tendance à la baisse du nombre d’infections s’est poursuivie. Ce qui témoigne du succès des campagnes de vaccination menées dans toute l’Union européenne. Et de permettre aux Etats membres de lever peu à peu les restrictions« , a déclaré le commissaire Didier Reynders.

Harmonisation du cadre d’application

La Commission encourage donc les États membres de l’UE à commencer à délivrer et à accepter les certificats Covid en juin, afin que tous les pays de l’UE les utilisent à la fin du mois, à temps pour la haute saison. D’ici le 10 juin, une dizaine de pays vont déjà délivrer ces certificats. La France devrait être prête avant le 10 juin comme devrait aussi l’être la Belgique.

Le certificat exempte de toute mesure restrictive toute personne ayant reçu une vaccination complète avec un vaccin approuvé par l’UE, un certificat de guérison ou un test négatif.

La Commission suggère aussi d’harmoniser la validité de ce dernier: 72 heures avant l’arrivée dans un pays pour le test PCR et 48 heures pour l’antigénique. Elle recommande également aux États membres d’exempter les enfants de la quarantaine et les enfants de moins de six ans des tests de dépistage, afin de permettre aux familles de voyager ensemble.

Les États membres peuvent aussi assouplir les règles d’entrée sur leur propre territoire, par exemple en autorisant sans restriction les personnes à moitié vaccinées ou celles qui ont reçu des vaccins autorisés par l’Organisation mondiale de la santé mais pas par l’UE.

Les États membres ont également adopté collectivement une « liste blanche » de pays à faible risque dont les résidents peuvent entrer. On y trouve par exemple l’Australie, la Corée du Sud et Israël. A noter que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse ont signé un accord avec l’UE pour l’acceptation réciproque des règles liées au certificat numérique covid européen. Des négociations sont actuellement menées avec les Etats-Unis pour harmoniser les protocoles d’acceptation de visiteurs.

Enfin, la Commission laisse tout de même à chaque pays la liberté de restreindre de nouveau la liberté de circulation dans le cas d’une hausse dramatique des cas ou de la circulation de nouveaux variants non maîtrisés. la gravité de la situation sera laissée à l’entière discrétion de chaque pays…