Les voyages d’affaires au Royaume-Uni toujours complexes pour les Français

Voyager pour affaires depuis la France vers le Royaume-Uni est possible. Mais le ticket d'entrée reste cher, très cher. La réouverture annoncée des frontières de la Grande-Bretagne le 17 mai ne concerne toujours pas la France.
Un accès difficile au Royaume-Uni pour la plupart des pays européens

Les professionnels du secteur des voyages et du transport aérien le réclamaient depuis plusieurs semaines au gouvernement britannique. Celui ci a finalement rendu public vendredi 7 mai la liste des pays classifiés « vert » pour les voyageurs britanniques. Les conditions de retour pour les Britanniques équivalent aux conditions d’entrée pour les autres voyageurs.

Cette liste « à la Prévert » est valable à partir du 17 mai. Elle comporte des destinations à l’attrait peu évident. Comme l’île de Saint-Hélène – un confetti du défunt empire britannique perdu au milieu de l’océan Atlantique. Et comme la nostalgie de ce glorieux empire agite toujours le gouvernement de Boris Johnson, on y trouve également l’autorisation d’aller passer ses vacances aux îles Malouine et à Gibraltar.

La France, le Bénélux et la Suisse en liste « ambre »

Sur l’Europe en revanche, seules les Açores ou Madère au Portugal, les Iles Féroé ou encore l’Islande ont trouvé grâce aux yeux du gouvernement. D’autres pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Singapour sont également sur la liste verte. Sauf que leurs frontières restent hermétiquement fermées pour les voyageurs en mal de loisirs.

La France tout comme la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg ou la Suisse se retrouvent dans la liste « ambre » (orange). Ce qui signifie que la quarantaine est obligatoire pour tout voyageur en provenance de ces pays. Une disposition qui concerne non seulement les vacanciers britanniques mais aussi les voyageurs originaires de ces pays.

Pour entrer dans le pays, les conditions restent de fait compliquées et d’un coût élevé. Selon le site en ligne du gouvernement britannique, une quarantaine de 10 jours est obligatoire – mais elle peut être effectuée dans un lieu choisi par le voyageur. Ce qui n’est pas le cas par exemple pour les voyageurs en provenance de pays en liste rouge.

Pour entrer en Angleterre et au Pays de Galles, il faut un test négatif au Covid de moins de 72 heures (PCR ou transgénique). Plus deux autres tests sur place durant la quarantaine aux jours 2 et 8. Le coût de ces deux tests (à réserver à l’avance) varie de 116£ pour le laboratoire le moins cher à 399£.

Souplesse à venir ? 

La quarantaine est surveillée de près par les autorités. Et elle s’assortit de restrictions sévères. Il est ainsi totalement interdit de quitter le lieu choisi pour l’isolement. Sous peine d’une amende pouvant atteindre 10 000 livres.

Le gouvernement apporte cependant un peu de souplesse. Dans le cadre d’un court séjour, le voyageur peut pratiquer un second test au bout de 5 jours. S’il s’avère négatif, la quarantaine est levée.

Pour l’Ecosse les conditions de séjour sont encore plus draconiennes. Il n’est possible de venir que pour des raisons essentielles.

« Je regrette que les destinations estivales préférées, comme la France, l’Espagne et la Grèce, ne soient pas encore incluses« , a déclaré Grant Shapps, le ministre britannique des transports, lors d’une conférence de presse vendredi 7 mai. « Mais toutes les trois semaines à partir de la réouverture, nous passerons en revue les pays, pour voir comment et où nous pouvons étendre la liste verte. Ce n’est donc qu’une première étape« , a t-il encore ajouté.