Voyages d’affaires et empreinte carbone : peut mieux faire selon Amex GBT

Le rapport Green Travel 2020 d'American Express Global Business Travel met en avant l'impact des émissions carbone indirectes des voyages d'affaires.

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A peine plus de la moitié des entreprises – 42% plus exactement – tiennent compte de leur empreinte carbone en matière de déplacements par voie aérienne, et encore moins en ce qui concerne les transports terrestres et l’hébergement. C’est ce qu’il ressort du rapport Green Travel 2020 publié par American Express Global Business Travel (GBT), et pour lequel a été sondé un panel de travel managers (53 % des réponses), de responsables achats (16%), de cadres exécutifs (16%), tous appartenant à des grandes entreprises de par le monde. Autre chiffre marquant, notamment à l’heure où le mouvement flygskam prend plus d’ampleur : seuls 22% des répondants disent intégrer dans les programmes voyages des alternatives permettant de réduire leur empreinte carbone.

Ce rapport indique que les entreprises ont pris conscience de l’importance d’une politique voyage responsable. Cependant, et c’est là que le bât blesse, ces politiques mesurent principalement les émissions directement liées à l’activité des entreprises, et beaucoup moins les émissions indirectes. Par exemple, 79% des entreprises interrogées n’exigent pas que leurs compagnies aériennes préférées aient une certification environnementale. Or le voyage d’affaires est avant tout concerné par les émissions indirectes de niveau 3, c’est-à-dire celles liées au transport des collaborateurs ou à leur hébergement. « Ce désintérêt pour les émissions indirectes est un obstacle majeur au développement du green travel », pointe Harris Manlutac, Head of Global Business Consulting APAC d’American Express GBT.

L’agence de voyages met en avant quelques bonnes pratiques pour liiter l’impact des déplacements professionnels : voyager léger et « paperless », recourir aux applications de covoiturage tels Lyft Line ou uberPOOL, privilégier les vols directs afin de limiter le nombre de décollages et atterrissages ainsi que la cabine Economy, au coût carbone par passager moins élevé, ou encore préférer des hôtels certifiés et négocier des prix avec des établissements engagés dans tous ces petits gestes qui font la différence. Enfin, le tracking des émissions de carbones générées par les voyages d’affaires et leur compensation font narturellement partie des conseils.