Zipcar : le leader mondial à la conquête du créneau autopartage à Paris

Zipcar a célébré le 16 septembre son lancement officiel à Paris, en présence des responsables européens du spécialiste de l’autopartage, d’élus locaux et de spécialistes de la mobilité urbaine. Plus de soixante emplacements sont désormais dédiés à Zipcar dans le centre-ville parisien ainsi qu’à la Défense. Mais les responsables du géant made in US ont prévenu : la montée en puissance promet d’être rapide sur le marché de l’autopartage français, qui devrait prendre une toute autre ampleur dans les années à venir.

Photo Florian Guillemin

Il aura fallu une petite quinzaine d’années à Zipcar pour s’attaquer au marché français, après avoir patiemment mûri son offre aux Etats-Unis, puis affûté ses arguments dans d’autres destinations business européennes comme Londres et Barcelone. Depuis le 16 septembre, le poids lourd du covoiturage a donc pignon sur rue à Paris, et sa flotte – une grosse centaine de véhicules, pour l’instant – commence à sillonner les artères franciliennes. Les partenariats conclus avec Peugeot et Opel permettent à Zipcar de proposer neuf modèles différents, de la citadine à l’utilitaire, de l’essence à l’hybride. Le tout accessible à travers un forfait annuel de 59 euros (en plus des six euros de l’heure) ou mensuel (5 euros par mois, et 7 euros de l’heure), et comprenant l’assurance, l’assitance, la maintenance mais aussi l’essence. Parallèlement, le volet Zipcar Pro cible lui une clientèle BtoB avec des tarifs réduits et davantage de souplesse.

Une soixantaine d’emplacements Zipcar sont donc désormais accessibles à Paris et la Défense, et permettent à l’utilisateur de récupérer un véhicule en libre-service en apposant sa Zipcard sur son pare-brise, après avoir réservé au préalable depuis son smartphone un emplacement spécifique à l’aller et au retour, pour une durée de quelques heures à plusieurs jours. Le leader mondial de l’autopartage ne compte pas en rester là, et entend bien asseoir rapidement son leadership sur le marché parisien puis français : à n’en pas douter, d’autres métropoles françaises pourraient bien rejoindre rapidement le réseau Zipcar, qui totalise déjà plus de 870 000 abonnés à l’échelle mondiale. C’est d’ailleurs l’un des principaux atouts mis en exergue par la filiale d’Avis Budget Group, qui peut se prévaloir d’une solide expertise de la mobilité urbaine, et permet notamment aux voyageurs d’affaires d’utiliser leur carte à l’international.

La nouvelle solution d’autopartage s’attaque à un marché français relativement mâture, habitué à ces nouveaux usages par des solutions comme Autolib’. Le régional de l’étape pourrait d’ailleurs bien pâtir de l’arrivée du géant américain, même si ce dernier souligne la complémentarité des deux offres et la différence des usages. « Vive la concurrence pour que l’autopartage devienne la norme à Paris » se félicite pour sa part Jean-Louis Missika, adjoint au Maire de Paris, rappelant au passage que les véhicules en propriété passent 96% de leur temps à l’arrêt. « Il manquait à Paris une brique destiné à usage de quelques heures à plusieurs jours » note pour sa part Etienne Hermite, Directeur France de Zipcar, s’appuyant sur une statistique éloquente : « chaque véhicule Zipcar permet de retirer quinze voitures individuelles de la circulation ». Pour ce faire, le nouvel arrivant devra rapidement densifier son réseau et gonfler sa flotte. L’objectif des 1500 véhicules à Londres a déjà été défini comme la première d’un développement prometteur, qui augure d’une nouvelle dynamique insufflée à la voiture partagée.

Massimo Marsili, Président de Zipcar en Europe, lors du lancement de la solution à Paris le 16 septembre